18 milliards de prêts toxiques aux collectivités locales

"Le Parisien" révèle le contenu du rapport parlementaire sur le sujet, qui sera publié le 15 décembre. La banque franco-belge Dexia est pointée du doigt.

La banque franco-belge Dexia est soupçonnée d\'avoir vendu des prêts toxiques à des petites communes.
La banque franco-belge Dexia est soupçonnée d'avoir vendu des prêts toxiques à des petites communes. (ERIC PIERMONT / AFP)

Quelque 1 800 petites communes françaises sont pris au piège des prêts toxiques. C'est le constat établi par la commission d'enquête parlementaire sur les prêts toxiques aux collectivités locales. Le rapport sera publié le 15 décembre mais Le Parisien a pu le consulter.

Chargée d'étudier dans le détail les emprunts risqués contractés par les communes, les départements et les régions, la commission a interrogé près de 80 personnes. Parmi elles se trouvent des représentants des collectivités locales et des banques, des experts financiers et juridiques ainsi que Philippe Richert, le ministre en charge des Collectivités territoriales.

Dexia montrée du doigt

A l'issue de ses travaux, la commission, présidée par le patron socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, estime à 18 milliards d'euros les actifs toxiques détenus par les collectivités locales. 

Le Parisien croit savoir que le rapport est particulièrement sévère à l'égard des banques, et notamment de Dexia. L'établissement franco-belge, en cours de démantèlement, qui s'était défendu d'avoir vendu de tels produits à des communes de moins de 10 000 habitants, l'aurait bel et bien fait.