Feuilleton 2/5 : "Suivez le cirque" : traditions et moments rares

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Présenté par Elise Lucet

Diffusé le 05/11/2013Durée : 00h48

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franceinfoFrance Télévisions

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Notre feuilleton, cette semaine, suit le cirque Pinder. On y retrouve les numéros traditionnels, comme le face-à-face entre le clown et Monsieur Loyal. On va aussi assister à un moment rare : le dressage de 12 lions blancs pour un numéro exceptionnel.

Come on, come on.

On ne dirait pas, mais elle a peur.

Good girl.

Faut lui parler doucement. Le vieux monsieur est patient. Mais pas avec les hommes qui effraient la jeune lionne.

What the fuck are you doing.

C'est pas moi.

Sheeba va finir par aller sur la piste. Ce n'est que la deuxième fois qu'elle répète sous le chapiteau. Elle y va à reculons. Dans la cage, Frédéric doit s'imposer. Avec ses mots.

Quand vous dites "aaoh", c'est pour arrêter les bêtes, dire stop. "Sit", c'est plus rapide que "assis", ou "down" pour "couché". Aaoh ! Aaoh.

Sophie est toujours amoureuse de son dresseur de fauves.

Quelqu'un qui est patient et gentil avec les animaux ne peut être que gentil avec les femmes. J'ai bien choisi.

Dans les yeux de Dicky, pas d'amour. C'est le mentor de Frédéric.

Dicky me remet en place comme les bêtes.

Rien ne lui échappe.

Quand il me dit quelque chose, je cherche pas à comprendre, j'écoute.

Dicky, c'est Dick Chipperfield, un Anglais et un des plus grands dompteurs de sa génération. Chez les Chipperfield, on est dresseur de père en fils depuis 8 générations. Il a grandi et vieilli dans la cage aux lions.

4 ans en arrière, Dicky m'a sauvé la vie. On avait les tigres, les lionnes, les tigresses, les 16 ou 20 ensemble, elles m'ont fait tomber. Et comme dans la nature, quand une lionne attrape une proie, ils sont tous venus sur moi. Si Dicky n'avait pas fait diversion pour que je puisse me dégager des griffes d'un lion dans ma cuisse et d'une lionne qui avait attrapé mon pied, je serais mort ou dans un état pitoyable. Quand Dicky est rentré dans la cage, il pensait peut-être que j'étais mort.

Toutes les audaces de Frédéric, il les doit à Dicky.

Je le considère comme mon père. Sans lui, j'y serais pas arrivé.

Il y a des moments de grâce dans la vie du cirque. Un rayon de soleil qui apaise les hommes. Et les bêtes. On musarde entre deux représentations. Mais au fond, qui est-ce.

Pipo est content.

Il a peur, Pipo, il a envie d'embêter M. Loyal.

On y va. Musique.

Pipo, venez me voir. Au cirque Pinder, on n'arrive pas comme ça en mettant de la musique.

On peut pas.

Voilà. Soit vous vous asseyez et regardez le spectacle.

C'est pas vous, alors c'est qui.

C'est le papy.

Vous, pas lui.

Le rabat-joie de Loyal face au clown. Un siècle de cirque, et ça marche toujours.

C'est une saleté ce M. Loyal ? Il veut pas s'amuser.

Même avec un nez rouge, M. Loyal a le sourire figé. Il n'est pas le seul à être crispé. Sur scène et dans les coulisses, il a de lourdes responsabilités.

C'est un rôle strict. Faut pas être trop ami avec tout le monde. Après, s'il y a des choses qui ne vont pas, c'est plus difficile à dire.

C'est à vous de le dire.

Ouais.

Mais qui se cache derrière ce toutjeune Monsieur Loyal ?.

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