Feuilleton 2/5 : Marseille, retour sur une cité antique

a revoir

Présenté parSophie Le Saint

Diffusé le 07/05/2013Durée : 00h49

La suite de notre feuilleton qui nous emmène cette semaine sur les traces de nos ancêtres. Aujourd'hui, direction Marseille, la plus ancienne ville de France, fondée par des marins grecs originaires de Phocée. Retour sur nos origines antiques.

On va marcher sur la voie romaine, on voit d'énormes blocs. En dessous, il y a la voie grecque.

La voie grecque menait au centre de la ville antique. Difficile d'imaginer la scène aujourd'hui, les immeubles masquent l'entrée de la cite phocéenne, protégée par deux grosses tours. C'était ça Massalia, le Marseille d'il y a 2 600 ans.

Cette calanque est idéale pour trouver refuge pour des navires et les îlots protégeaient le port. Il y a une langue de mer qui rentre dans la terre et une langue de terre, presqu'île.

Au fil des siècles, le port antique deviendra le Vieux-Port. C'est là que les archéologues mettent régulièrement au jour des vestiges de navires. On devine celui-ci, hermétiquement protégé de la poussière, au Musée de l'histoire de la ville.

C'est l'un des vestiges des bateaux les plus anciens de France, voire d'Europe. Ce navire date du VIe siècle avant J-C. Deux générations avant la fondation de Marseille. Il amenait des marchandises, du vin, de l'huile. Il repartait très lourdement chargé avec des amphores a vin distribués sur une bonne partie des rivages de la Méditerranée.

Depuis, Marseille s'est développée par strates successives, de l'antiquité à la modernité. Bien à l'écart, l'église grecque orthodoxe. C'est là qu'il faut aller pour entendre parler la langue. Ce scientifique a quitté son pays en 1968.

Vous parlez encore grec.

Bien sûr, je n'ai rien oublié car je vais souvent en Grèce. Au laboratoire, je reçois des étudiants grecs. Je continue à pratiquer la langue.

Dimitra, la concierge de l'église, est originaire de l'île de Samos.

L'autre frère est en Australie. Nous sommes une diaspora, moi en France, lui en Australie.

Pour ressentir des sensations plus terre à terre, il faut aller dans la cuisine de Rita. Elle tient ses petits plats de sa grand-mère. Des classiques de la Grèce moderne.

J'ai préparé des blinis courgette, qui sont en train de cuire. J'ai fait également des légumes farcis. Etj'ai fait aussi la moussaka, aubergines viande hachée.

Pour les hors d'oeuvre, direction la salle. Le mari de Rita connaît tout le monde ici.

Elle connaît très bien mon père. Cela fait 47 ans qu'ils sont à Marseille.

Mon professeur de français et de grec.

De grec moderne ou ancien.

Ancien.

Tout se mélange pour les 18 000 Marseillais d'origine grecque,.

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