Feuilleton 2/5 : "Les voix de la liberté"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 03/06/2014Durée : 00h50

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Le Débarquement et la transmission entre les générations, il en est encore question dans notre feuilleton. Toute l'année, de jeunes Normands ont recueilli des témoins du jour J, pour que leurs souvenirs restent. La plupart des vétérans ont été interviewés en Normandie. Mais certains lycéens sont allés jusqu'à Washington en rencontrer.

En ce mois de janvier, il fait.

18 degrés à Washington. Les lycéens de 40 ans découvrent la capitale américaine. Les voici au National Mall, le mémorial de la Seconde Guerre mondiale inauguré il y a 10 ans. Il rend hommage aux 400.000 soldats américains morts durant le conflit. Parmi eux, les G.l. tombés en Normandie.

C'est tout près de nous, où on vit tous les jours. Voir St-Lô écrit dans la ville de Washington, c'est impressionnant.

Depuis le 6 juin 44, c'est dans leur histoire et leur mémoire.

Pour comprendre cette histoire commune, ils ont rendez-vous avec 3 vétérans américains, membres de la 35e division d'infanterie. Applaudissements.

Trois héros de guerre.

Quelle était votre vision de la guerre avant d'y aller.

Au lycée, j'avais lu "Mein Kampf", le livre d'Hitler. J'ai compris quel projet horrible ça représentait pour le monde. Avant Pearl Harbor, on ne s'intéressait pas à la guerre.

Ces vétérans ont débarqué un mois après le jour J. C'est à St-Lô, en juillet 44, qu'ils ont connu les pires combats.

On était très confiants car on était bien entraînés, mais on était aussi terrifiés, n'importe qui l'aurait été. Plus tard, je me suis souvent dit: "mon dieu, c'est terrible d'avoir peur en permanence". Mais en même temps, c'était la vie. Je sais, c'est étrange.

Les élèves retiendront sans doute un message.

Le secret du bonheur, c'est la liberté. Et le secret de la liberté, c'est le courage.

Les élèves ont souvent entendu parler de liberté retrouvée.

Voilà la maison où je Iogeais. Ma chambre était là.

En 1944, cette institutrice de 22 ans enseigne à Ecrammeville, dans le Calvados. Elle vit alors sous le joug de l'occupant.

Il a fallu que je donne ma chambre, je Iogeais dans la salle a manger. Deux chambres étaient réquisitionnées pour le lieutenant allemand.

Le 6 juin, un mardi, Madeleine s'apprête à faire classe.

On avait senti que ça cognait au loin, mais je n'avais pas réalisé que ça pouvait être le Débarquement. C'est le lendemain matin que le lieutenant est descendu et a dit: "Ne prenez pas les enfants à l'école, le Débarquement a commencé.

impatiente, l'institutrice se précipite à l'école, devenue la mairie.

Nous sommes restées assises toute la matinée en nous disant: "vont-ils bientôt arriver ?".

Les Américains arriveront 2 jours après, dans ce village situé à près de 10 km d'Omaha Beach.

Ils Iongeaient tous ce mur, prêts à tirer. On a repris la classe le lundi. Des camions nous donnaient de tout, du chocolat, et on a découvert le chewing-gum. Madeleine attendait ce moment depuis 4 ans.

On avait de la reconnaissance pour ces jeunes venus d'Outre-Manche sauver des gens qui leur étaient rien. J'aimerais que les jeunes prennent conscience de l'aide humanitaire qui nous a été apportée. Sans cela, on serait quoi maintenant.

A l'autre bout du département, les arbres de la liberté sont arrivés au lycée de Lisieux. Ces éleves vont enfin inscrire, sur ces feuilles en acier, les témoignages recueillis par leurs camarades.

"Les voix de la liberté", un feuilleton signé Lorraine Gublin, Lou Krikorian, Franck Bodereau et Karim Annette. La suite demain.

Ils sont naturalistes et photographes professionnels, ils ont réalisé des clichés dans le monde entier. La Méditerranée les fascine. Ils lui consacrent un livre, à la fois objet d'art et somme d'informations scientifiques.

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