Feuilleton 1/5 : "L'héritage de Vauban"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 28/04/2014Durée : 00h50

Notre feuilleton entame un tour de France sur les pas de Vauban, ingénieur et architecte militaire de Louis XIV qui avait imaginé protéger la France grâce à une ceinture de citadelles. Première étape : Besançon. La citadelle domine la ville, qui a toujours été imprenable.

Elle domine la ville pour mieux la protéger. La citadelle de Besançon, une imposante place forte d'Europe visitée chaque année par plus 250.000 personnes.

Ces constructions en arcs, ce sont des choses qui sont faites depuis 400 ans.

Plus je prends de l'âge, plus j'apprécie les vieilles pierres.

L'histoire de la citadelle se confond avec celle d'un génie de l'architecture militaire. Un ingénieur au service de Louis XIV incarné par ce comédien pour le temps d'une visite.

Bonjour jeunes gens. Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban. Commissaire aux fortifications du roi. Tout ce que vous voyez ici à Besançon, c'est moi.

La citadelle, construite à la fin du 17e siècle, est un édifice exceptionnel. L'objectif était de faire de Besançon le bastion est du royaume. Vauban va concevoir une forteresse dont la construction va durer 30 ans.

J'ai fortifié la ville de Besançon en trois niveaux. Sur le Fort Griffon. Ensuite, une enceinte fortifiée autour du Doubs. Et la citadelle qui vérouille l'endroit.

La citadelle dispose de trois lignes de front. Une au sud et deux au nord. Entre ces lignes, une zone dégagée, où l'ennemi, s'il franchit le premier front, se retrouve à découvert. Sur ces lignes fortifiées, des embrasures pour permettre aux soldats de tirer et de défendre la place.

Là il prend les gens au niveau du mollet et ici à la tête. Du coup, il ne reste plus grand chose pour avancer.

Des remparts hauts de 20 mètres et larges de 5 mètres. Un chemin de ronde, long de plus de 600 mètres. Partout des guérites pour voir venir l'ennemi. Cet ancien officier l'a vérifié, des murailles de la citadelle, il n'y a aucun angle mort.

Au 17e siècle, elle était imprenable. A cause de sa conception, parce que ces grands murs de chaque côté ne pouvaient pas être atteints pour faire la brèche.

Vauban a tout prévu, y compris des stratégies de repli en cas de déroute.

C'est une galerie souterraine de 127 mètres de long.

Cette historienne nous invite à découvrir ce passage souterrain qui relie un front à un autre.

En cas d'attaque, les soldats utilisaient cette galerie. C'était une solution de repli optimale en étant protégé.

La galerie a été entièrement restaurée. La citadelle est un chantier sans fin pour les artisans qui lui offrent une seconde jeunesse. Severin et son équipe travaillent ici en permanence depuis 5 ans. En ce moment, ils restaurent une pile haute de 16 mètres.

Avec les intempéries qu'il y a eu depuis 300 ans, la pierre est gelée. Nous enlevons toute l'enveloppe et nous conservons la partie intérieure.

Pour cette seule pile, pas moins de 40 m3 de pierres à remplacer. Les nouvelles pierres de la citadelle sont issues de ces énormes blocs de calcaire d'une carrière d'Isère. Un calcaire très dur, proche du granite. Pour le chantier de la citadelle, entre 5 et 10 tailleurs travaillent ici en permanence. Ils reconstituent à l'identique, les pierres retirées des murs.

Combien de temps vous passez sur chaque pierre.

Celle-ci, une journée de travail.

Voici un mur reconstruit à l'identique. 80 % de la pierre est nouvelle. Toutes les pierres anciennes ont été remises à leur place. Maintenant, c'est reparti pour 300 ans.

Aujorud'hui, la citadelle n'est plus une enceinte militaire, elle accueille 3 musées et même un zoo. Il est connu pour abriter des espèces en voie de disparition. Depuis la construction, il y a plus de 300 ans, l'arhitecture des lieux n'a pas été modifiée.

Bien pesné encore, c'est du Vauban.

Chacun peut encore mesurer le génie du maréchal de Vauban.

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