En rupture de stock dans les kiosques, les numéros de "Society" consacrés à l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès s'arrachent sur internet

La longue enquête inédite du magazine "Society" sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès suscite les passions en kiosques mais aussi sur la toile.

Les Une de \"Society\" consacrées à l\'affaire Xavier Dupont de Ligonnès, deux numéros parus à l\'été 2020.
Les Une de "Society" consacrées à l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès, deux numéros parus à l'été 2020. (CAPTURE D'ECRAN SOCIETY)

Dans la torpeur du mois d'août, c'est devenu le jeu de piste préféré d'un bon nombre de Français : faire la tournée des kiosques pour trouver les deux derniers numéros du magazine Society consacrés à l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Ils ont déjà été tirés à 280 000 exemplaires : 130 000 pour le premier, 150 000 pour le deuxième. Après la ruée sur les kiosques, c'est désormais sur internet que se poursuit la chasse aux numéros.

Des numéros collectors vendus à prix d'or

Il suffit de taper Society dans la barre de recherches du site du Bon coin pour tomber sur des dizaines d'annonces. Il y en a partout en France et à tous les prix, jusqu'à 35 euros pour les deux numéros, soit près de cinq fois plus cher qu'en kiosques. Parmi les annonces, il y a celle de Gaëtan, qui n'avait que 9 ans quand l'affaire a éclaté en 2011. Ça ne l'a pas empêché de faire des kilomètres pour trouver ces numéros : "J'ai contacté plusieurs kiosques à Reims, ils m'ont dit 'nous sommes en rupture, vous n'en trouverez nulle part'", raconte-t-il. "J'ai fini par en trouver un et, pour le deuxième exemplaire, je me suis rendu jusqu'à Rethel, dans les Ardennes, à 40 minutes de Reims à peu près, et il en restait un !", s'enthousiasme le jeune lecteur. Une fois lus, Gaëtan a décidé de revendre ses numéros sur Le Bon coin. Dix minutes plus tard, il a trouvé preneur.

"J'ai acheté tous les numéros qu'il y avait"

Pour Marie aussi les affaires sont bonnes, elle a même fait un stock chez son marchand de journaux. "Je me suis rendu compte qu'en fait ça pouvait se vendre, confie-t-elle, donc j'y suis retournée et j'ai acheté tous ceux qu'il y avait. J'ai fait ça avec tous les bureaux de tabac-presse autour de moi et un peu plus même." Marie achète dix exemplaires de chaque numéro. Elle en a déjà vendu deux lots à 25 euros et elle reçoit plusieurs messages par jour pour ceux qui lui restent. Des pièces collectors selon elle, qu'elle compte exposer, bien en vue, dans sa bibliothèque. 

Le magazine prévoit de nouvelles réimpressions, les numéros devraient arriver en kiosques dans les prochains jours.