Violences entre bandes : la maire de Nantes demande des renforts

Johanna Rolland, la maire de Nantes, a demandé des renforts policiers pour tenter d'endiguer une spirale de violences entre bandes rivales, exacerbées depuis samedi et un échange de coups de feu dans un gymnase. Dans cette ville, les autorités dénoncent un manque de forces de l'ordre, mobilisées notamment par la contestation sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

(Le quartier nantais de la Bottière est l'un des foyers de violence observés depuis samedi dernier © MAXPPP)

Tout a commencé samedi dernier, dans un gymnase de Nantes, en marge d'un... match de futsal. Des coups de feu sont tirés au terme de la rencontre, entre les jeunes des deux équipes, originaires du quartier de la Bottière et des quartiers nord de la ville. Une personne sera hospitalisée, victime de coups de couteau. Depuis, les représailles succèdent aux représailles : deux lycéens roués de coups, un jeune poignardé devant son lycée, une balle qui traverse la cuisine d'une habitante de la Bottière... Suffisamment grave pour alerter les autorités.

Alors, jeudi, la maire de Nantes a organisé une conférence de presse conjointe avec le préfet de Loire-Atlantique et le directeur de la Sécurité publique, pour réclamer rapidement des renforts policiers. Johanna Rolland a "demandé une unité supplémentaire, soit une centaine d'hommes ".

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Des policiers mobilisés ailleurs

Le problème, à Nantes, c'est que les forces de l'ordre sont beaucoup mobilisées depuis plusieurs semaines, en raison des manifestations autour de la mort de Rémi Fraisse, ou de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C'est en tout cas ce sur quoi a insisté le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP), Jean-Christophe Bertrand.

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Le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet, a appelé à "l'apaisement ", et des policiers doivent être déployés autour des lycées Léonard de Vinci et Monge, devant lesquels ont été agressés des jeunes ces derniers jours. Par ailleurs, quatre personnes, suspectées d'être les auteurs des coups de feu de samedi dernier, ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en bande organisée". Deux d'entre eux ont été écroués. Une cellule d'enquête spéciale a été mise en place, unissant la DDSP et la police judiciaire.