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Montpellier : des proches du milieu identitaire mis en examen après les violences à la fac de droit en mars

Parmi les personnes mises en examen figure notamment Martial Roudier, un des fils du fondateur de la Ligue du Midi, Richard Roudier.

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France Télévisions
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Des étudiants manifestent devant la faculté de droit de Montpellier (Hérault), le 30 mars 2018. (ADRIEN VAUTIER / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Six mois après le coup de force d'un commando cagoulé en plein mouvement social à la faculté de droit de Montpellier, l'enquête a pris un tour plus politique, jeudi 13 septembre, avec la mise en examen de cinq proches des milieux identitaires et régionalistes. Le 22 mars, un commando cagoulé et armé de bâtons et d'un pistolet à impulsions électriques avait violemment expulsé d'un amphithéâtre des étudiants et des militants qui protestaient contre la réforme de l'accès à l'université.

Cinq personnes, dont un fils du fondateur du groupuscule identitaire de la Ligue du Midi, ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire jeudi, a précisé le procureur de la République de Montpellier. Quatre d'entre elles l'ont été pour "violences aggravées" et "intrusion dans un établissement d'enseignement" et une pour complicité de ces délits, a précisé Christophe Barret. Une sixième personne a été placée sous le statut de témoin assisté.

"Des milieux nationalistes ou régionalistes"

Parmi les personnes mises en examen jeudi figure notamment Martial Roudier, un des fils du fondateur de la Ligue du Midi Richard Roudier, a confirmé ce dernier qui se trouvait devant le tribunal. Martial Roudier, 38 ans, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence.

Richard Roudier a décrit les autres mis en examen comme des "sympathisants, et non des membres" de son groupuscule identitaire. Le procureur Christophe Barret a quant à lui évoqué des personnes qui "fréquentent des milieux nationalistes ou régionalistes", même si "aucune n'indique avoir agi au nom d'un parti ou d'une association".

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