Incendie du local des Femen : la police penche pour la thèse accidentelle

"On trouve qu'il y a beaucoup de coïncidences", soulignent les activistes, qui se disent "choquées et troublées".

Des policiers déployés devant le Lavoir Moderne, le 25 mai 2013, à Paris.
Des policiers déployés devant le Lavoir Moderne, le 25 mai 2013, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

A-t-on voulu s'en prendre aux Femen ? Les locaux des militantes féministes à Paris ont été endommagés par un incendie, dont la cause demeure indéterminée, dans la nuit de samedi à dimanche 21 juillet, rapporte le Parisien.fr. Le feu a pris "peu avant 5 heures du matin", a confirmé une source policière à l'AFP. Deux personnes se trouvaient dans la pièce quand l'incendie a pris. L'une d'elles a été légèrement blessée aux bras, d'après le quotidien.

Les Femen ont élu domicile au Lavoir Moderne. Ce lieu associatif culturel alternatif du quartier populaire de Chateau Rouge(18e arrondissement)  est vieillot et menacé de fermeture. Les féministes y occupaient un studio de 15 m2 au deuxième étage. Il a été détruit par les flammes.

"Il y avait une fenêtre ouverte et le feu a commencé à cet endroit là", a expliqué la chef de file des Femen,  Inna Shevchenko. "Je n'étais pas là mais deux activistes étaient là et ont essayé d'éteindre le feu avec des extincteurs. Elles n'ont pas réussi et elles ont dû s'enfuir. Elles ont appelé les pompiers. (...) Nous ne comprenons pas les raisons (de l'incendie). Les activistes étaient en train de dormir, ça a été très soudain et le feu a été très fort".

"Aucun élément ne permet de déterminer l'origine du sinistre. Mais nous retenons à ce stade l'hypothèse d'un départ de feu accidentel", a déclaré une source policière à l'AFP. "On est choquées, on est troublées, on aimerait savoir ce qui s'est réellement passé", a dit Pauline Hillier, qui se trouvait dimanche matin devant l'immeuble, d'où ont été extraits des vêtements et des meubles endommagés. Du matériel photo et des livres sont aussi partis en fumée, selon la militante. "On trouve qu'il y a beaucoup de coïncidences: ça arrive une semaine après la polémique du timbre."