Un célèbre historien russe, enseignant à l'école de Marion Maréchal, avoue avoir tué et démembré une ancienne étudiante

Dans son sac à dos, la police russe a découvert deux bras de femme et un pistolet d'alarme. 

Des pompiers et policiers effectuent des recherches dans la rivière Moïka où a été retrouvé Oleg Sokolov, le 9 novembre 2019. 
Des pompiers et policiers effectuent des recherches dans la rivière Moïka où a été retrouvé Oleg Sokolov, le 9 novembre 2019.  (ALEXANDER DEMIANCHUK/TASS/SIPA)

Le célèbre historien russe Oleg Sokolov a confessé avoir tué et démembré sa jeune compagne, a affirmé son avocat, dimanche 10 novembre, à l'AFP. Il avait été sauvé la veille d'une rivière de Saint-Pétersbourg par la police russe, avec un sac à dos contenant deux bras de femme et un pistolet d'alarme.

"Il a reconnu sa culpabilité", a déclaré Alexandre Potchouev, qui a ajouté que l'historien de 63 ans, actuellement hospitalisé et traité pour hypothermie, avait assuré regretter son acte et être prêt à coopérer avec la police. Les médias locaux ont déclaré de leur côté qu’Oleg Sokolov, ivre, serait tombé à l’eau alors qu’il tentait de faire disparaître les membres de la jeune femme dans la rivière. 

Décoré de la Légion d'honneur 

Selon les médias russes, la police a découvert au domicile de Sokolov le corps décapité d'Anastassia Echtchenko, 24 ans, qui avait été son étudiante et avait cosigné plusieurs travaux avec lui. Décoré en 2003 de la Légion d'honneur en France, Oleg Sokolov a eu un rôle de conseiller sur plusieurs films historiques et a écrit plusieurs livres consacrés à Napoléon. Il est aussi membre du conseil scientifique de l'Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep), l'école fondée par l'ancienne députée française d'extrême droite Marion Maréchal à Lyon. 

Selon ses étudiants, Oleg Sokolov était un professeur talentueux, qui parlait français et pouvait interpréter les rôles aussi bien de Napoléon que de ses généraux. Mais il leur semblait aussi "bizarre", aimant s'habiller comme l'empereur, appelant sa compagne "Joséphine", et aimant se faire appeler "Sire".

Il a aussi fondé un populaire mouvement de reconstitutions historiques en Russie, au cours desquels plusieurs milliers de figurants rejouent notamment des grandes batailles de l'histoire.