Cet article date de plus de six ans.

Vidéo Le désespoir de la mère de Clarissa

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.

Du jamais vu. Les forces de l'ordre acclamées lors des grandes marches républicaines du week-end par des millions de manifestants. Impressionnants aussi, le respect et le chagrin pour les policiers victimes des tueurs. Parmi eux, Clarissa, jeune policière municipale stagiaire à Montrouge. Sa mère témoigne dans "Complément d'enquête".

Laure Pollez et Olivier Sibylle ont rencontré la mère de Clarissa, cette jeune policière municipale tuée de plusieurs balles dans le dos par Amedy Coulibaly. "Elle s'est battue pour notre pays", témoigne cette mère effondrée. "Quand elle voyait les policiers, elle me disait : 'Maman, je serai comme ça.Je serai un policier.' Elle n'avait pas peur."

"D'habitude, ils nous tapent dessus ; aujourd'hui, on les applaudit", entendait-on dans la foule dimanche. Les forces de l'ordre ont été saluées par des salves d'applaudissements. Car les gendarmes d'élite du GIGN ont mené l'assaut contre les frères Kouachi, retranchés dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. A Paris, ce sont les hommes du RAID et de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) qui sont intervenus contre Amedy Coulibaly dans l'hypermarché casher de la porte de Vincennes.

La police applaudie un jour d'hommage à "Charlie", quel paradoxe !

Les participants à la marche ont aussi voulu rendre hommage aux trois membres des forces de l'ordre tués lors de l'équipée sanglante des jihadistes. Aux côtés des panneaux "Je suis Charlie", on a pu voir de nombreux écriteaux "Je suis policier". Une unité nationale s'est faite autour des forces de l'ordre, et ce n'est pas le moindre des paradoxes que ces applaudissements adressés à la police en ce jour d'hommage à "Charlie". Un hebdo pas forcément des plus tendres envers la police...

Les trois policiers ont reçu la légion d'honneur à titre posthume. Lundi dernier, après six mois de formation, Clarissa allait devenir policière municipale "pour de vrai".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.