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Attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray : quels sont les premiers éléments de l'enquête ?

Alors que l'attentat a été revendiqué, mardi, par l'organisation Etat islamique, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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Des policiers de la Brigage de recherche et d'intervention à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où une église a été attaquée, mardi 26 juillet 2016.  (PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS)

La France a subi une nouvelle attaque terroriste, mardi 26 juillet. Dans la matinée, un prêtre a été assassiné et un fidèle grièvement blessé par deux hommes qui ont fait irruption pendant la messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime).

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Alors que l'attentat a été revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI), la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Francetv info liste les premiers éléments connus de l'enquête. 

Un des deux assaillants connu des services antiterroristes

L'un des deux auteurs de la prise d'otages a été formellement identifié, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Cet homme, Adel Kermiche, né le 25 mars 1997 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), "n'a aucune condamnation sur son casier judiciaire" mais est "toutefois connu de la justice antiterroriste", a précisé le procureur de Paris, rappelant sa mise en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste après deux tentatives de départ en Syrie en mars et mai 2015. Il avait été placé en détention provisoire, puis libéré sous bracelet électronique.

"S'agissant du second terroriste neutralisé par les services d'intervention spécialisés, son identification formelle est toujours en cours", a indiqué François Molins lors d'une conférence de presse. L'organisation jihadiste Etat islamique (EI) a, quant à elle, revendiqué cette attaque, affirmant que les assaillants étaient deux de ses "soldats".

Un mineur en garde à vue

Un homme a été placé en garde à vue, mardi, dans le cadre de l'enquête, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. Selon plusieurs médias, dont M6 et Le Monde, il s'agit d'un mineur. Une journaliste de L'Express indique, par ailleurs, que le frère ainé de cette personne est "parti en Syrie, en 2015."

Une information précisée plus tard dans la soirée par le procueur de la Paris, qui a annoncé que la personne placée en garde à vue était un mineur, né en Algérie, frère cadet d'un individu parti en Syrie avec les papiers d'identités d'Adel Kermiche.

Des armes blanches et de faux explosifs

Lors de sa conférence de presse, mardi soir, le procureur de la Paris, François Molins, a donné des détails sur les armes dont disposaient les terroristes. Le premier était en possession d'un faux engin explosif sur le ventre et de trois couteaux. Le second avait lui aussi un faux engin explosif dans un sac à dos et tenait dans sa main un minuteur entouré de papier d'aluminium. Les deux auteurs de l'attaque disposaient aussi d'"un vieux pistolet inopérant", selon une source proche de l'enquête.

Vers 16 heures, soit environ cinq heures après la fin de la prise d'otages, la police nationale avait annoncé que l'opération de déminage et de sécurisation de la zone était terminée.

Des perquisitions menées par la BRI 

Deux perquisitions ont été menées par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen dans la foulée de l'attentat, rapporte un journaliste de 20 Minutes sur place. On ignore encore si elles ont été fructueuses pour les enquêteurs.

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