Mohamed Achamlane, chef de Forsane Alizza, transféré à Paris

Mohamed Achamlane, leader de ce groupe salafiste radical, a été interpellé à Nantes, vendredi, avec deux autres personnes. Ils ont été conduits dans la capitale pour être présentés au parquet antiterroriste.

Le leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane, à Nantes (Loire-Atlantique), le 21 novembre 2011.
Le leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane, à Nantes (Loire-Atlantique), le 21 novembre 2011. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

Trois jours après le coup de filet dans les milieux islamistes radicaux, le chef du groupe salafiste Forsane Alizza ("Les cavaliers de la fierté"), Mohamed Achamlane, a été transféré lundi 2 avril de Nantes à Paris pour être présenté au parquet antiterroriste. Deux autres personnes, également interpellées avec lui à Nantes vendredi et placées en garde à vue, ont également été transférées.

Mohamed Achamlane, un Français de 34 ans, avait récemment jugé "possible" un recours à la lutte armée "si l'islamophobie s'intensifie". Sur son site, désormais fermé, le groupuscule recherchait "toutes sortes de compétences, mais surtout des soldats !" Néanmoins, Achamlane "réfute fermement" tout lien avec une entreprise terroriste, selon son avocat Me Benoit Poquet.

Ils "semblaient préparer un enlèvement", a expliqué Bernard Squarcini. Le patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a ainsi justifié les interpellations de vendredi. "On bosse depuis octobre sur eux (...)", a-t-il précisé dans une interview à La Provence samedi 31 mars.

Au total, dix-sept islamistes radicaux présumés, interpellés en Ile-de-France, à Toulouse, Marseille, dans les régions nantaise, lyonnaise et dans le Gard, sont soupçonnés par les enquêteurs de vouloir "faire le jihad en France" autour du groupuscule dissous Forsane Alizza, ce que réfute l'entourage de certains d'entre eux.  La garde à vue de 16 d'entre eux a été prolongée lundi, selon des sources proches de l'enquête.