Professeur décapité : une "fatwa" a été "manifestement" lancée contre Samuel Paty, estime Gérald Darmanin

Le Collectif contre l'islamophobie (CCIF) a été "manifestement impliqué", puisque le parent d'élève ayant "lancé une fatwa contre ce professeur (...) fait référence très clairement à cette association", a déclaré le ministre de l'Intérieur, lundi matin sur Europe 1. 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors d'une conférence de presse sur les nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19, le 15 octobre 2020 à Paris.  (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

Le père d'une collégienne de Conflans Saint-Honorine (Yvelines), ainsi que le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, "ont manifestement lancé une fatwa" contre le professeur Samuel Paty, pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, a estimé Gérald Darmanin lundi 18 octobre sur Europe 1

Les deux hommes font partie des onze personnes gardées à vue dans l'enquête sur cet attentat perpétré vendredi par Abdoullakh Anzorovun Russe tchétchène de 18 ans.

Quelque 50 associations contrôlées

Le Collectif contre l'islamophobie (CCIF) a été "manifestement impliqué", puisque le parent d'élève qui a "fait référence très clairement à cette association", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Ce dernier souhaite sa dissolution. "C'est une association qui touche des aides d'État, des déductions fiscales. Il y a un certain nombre d'éléments qui nous permettent de penser que c'est un ennemi de la République", a-t-il déclaré. Une cinquantaine de structures associatives seront contrôlées ou dissoutes au Conseil des ministres, a développé Gérald Darmanin, évoquant également BarakaCity.

Dimanche, le Conseil de défense a décidé de mener des "actions concrètes" rapides contre "les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés", et qui propagent des appels à la haine et à la violence pouvant encourager les attentats, a indiqué l'Elysée. 

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