Lutte contre l'islam radical : des associations dans le viseur de l'État

Le ministre de l'Intérieur entend dissoudre des associations qu'il qualifie "d'ennemies de la République". En ligne de mire, figurent 51 structures, dont le collectif contre l'islamophobie en France.

France 2

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin souhaite dissoudre les associations qu'il qualifie "d'ennemies de la République". Dans le viseur de l'exécutif, figurent 51 associations. Parmi elles, l'association Ummah Charity, l'ONG Baraka City ou encore le CCIF, collectif contre l'islamophobie en France. Lundi 19 octobre, Gérald Darmanin se dit prêt à les dissoudre, en particulier le CCIF : "Voilà une association qui a été manifestement impliquée, puisque 'le père' qui a mis en vidéo et qui a lancé une fatwa contre ce professeur, il n'y a pas d'autres mots, fait référérence très clairement à cette association".

"Pas le moindre fondement factuel"

Ces accusations sont jugées mensongères par le collectif contre l'islamophobie, présent dans de nombreuses manifestations. Selon son ancien directeur, Marwan Muhammad, l'association agit en toute légalité : "Il n'y a pas le moindre fondement factuel, puisqu'on sait qu'elle n'a strictement rien à voir avec les attaques terroristes et notamment la dernière qui a eu lieu. C'est une volonté politique de mettre en cause tous les gens qui luttent contre l'islamophobie".

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Une bénévole du Collectif contre l\'islamophobie en France (CCIF) distribue un pain au chocolat, le 10 octobre 2012 à Paris.
Une bénévole du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) distribue un pain au chocolat, le 10 octobre 2012 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)