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Guéant ordonne l'expulsion de cinq islamistes radicaux étrangers

Un imam malien et un militant algérien ont déjà été "expulsés d'urgence" lundi, pour atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat. FTVi vous détaille ce que l'on sait d'eux et des trois autres islamistes concernés.

Article rédigé par franceinfo avec AFP et Reuters
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Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, lors d'un discours à Limoges (Haute-Vienne), le 16 mars 2012. (PASCAL LACHENAUD / AFP)

Un imam malien et un militant algérien considérés comme des islamistes radicaux ont été expulsés du territoire français lundi 2 avril, pour atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Trois autres personnes, dont deux imams, l'un de nationalité saoudienne et l'autre turc, feront prochainement l'objet d'une mesure d'expulsion.

FTVi détaille ce que l'on sait de ces cinq hommes âgés de 30 à 44 ans et résidant tous en région parisienne.

Les imams renvoyés lundi

L'imam malien Almany Baradji "promeut dans ses prêches l'antisémitisme, le port du voile intégral, le rejet de l'Occident et l'éducation des adolescents jugés difficiles dans des écoles coraniques à l'étranger", selon des sources citées par Le Figaro. 

• Ali Belhadad, militant islamiste algérien condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994 (14 morts et 23 blessés), aurait, au cours des semaines passées, repris, selon la place Beauvau également citée par le quotidien, "des relations assidues avec la mouvance islamiste radicale"

Les islamistes menacés d'expulsion

Parmi les trois autres hommes menacés d'être renvoyés dans leur pays, figurent deux imams et un militant islamiste tunisien. 

L'imam saoudien Saad Nasser Alshatry est soupçonné de promouvoir "l'isolement des femmes, le repli communautaire des musulmans, le commerce de la drogue et l'acquisition de la nationalité française pour faciliter le prosélytisme musulman". Il ne se trouve pas en France, mais une procédure de refoulement sera appliquée s'il revient. Il fait pour le moment l'objet d'une notification d'expulsion "selon la procédure de l'urgence".

• De son côté, l'imam turc Yusuf Yuksel entretiendrait dans ses prêches "la haine du monde occidental et des juifs".

Malek Drine, militant islamiste tunisien, "promeut publiquement le rejet du monde occidental et le meurtre des personnes qui se détourneraient de l'islam"

Ces deux derniers font l'objet d'une "procédure [d'expulsion] ordinaire, qui requiert l'avis de la commission d'exécution". Compte-tenu de leurs attaches familiales en France, "ils bénéficient de garanties supérieures, étant sur le territoire depuis davantage de temps".

D'autres mesures prévues

Interrogé sur ces expulsions sur France 2, Claude Guéant a invoqué la "sécurité publique" et des comportements répréhensibles. 

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs prévenu sur RTL que ces expulsions ne seront pas les seules : "D'autres interviendront dans les jours ou semaines qui viennent".

Ces décisions interviennent juste après l'affaire Mohamed Merah, du nom de l'auteur de sept meurtres commis fin mars à Toulouse et Montauban et se revendiquant d'Al-Qaïda. Parallèlement, la France a décidé jeudi 29 mars d'interdire la venue sur son territoire de quatre prédicateurs conviés au rassemblement annuel de l'Union des organisations islamistes de France, du 6 au 9 avril au Bourget (Seine-Saint-Denis).

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