Attentat de la rue des Rosiers : le cerveau présumé interpellé en Jordanie, près de 33 ans après les faits

Le 9 août 1982, des hommes cagoulés avaient fait irruption dans le restaurant Goldenberg, à Paris, faisant 6 morts et 22 blessés.

Les secours interviennent devant le restaurant Goldenberg, frappé par un attentat, le 9 août 1982.
Les secours interviennent devant le restaurant Goldenberg, frappé par un attentat, le 9 août 1982. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le cerveau présumé de l'attentat de la rue des Rosiers, en 1982, à Paris, a été interpellé en Jordanie, a fait savoir, mercredi 17 juin, une source judiciaire, confirmant une information de l'hebdomadaire VSD. Il a ensuite été libéré sous caution et a l'interdiction de voyager.

En mars, RTL avait révélé que trois hommes soupçonnés d'avoir perpétré l'attentat avaient été identifiés en Norvège, en Palestine et en Jordanie. Interpellé le 1er juin, Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias "Amjad Atta", 62 ans, fait partie des trois personnes visées par un mandat d'arrêt à diffusion internationale délivré, fin février, par le juge Marc Trévidic. Les deux autres mandats concernent deux membres présumés du commando, Mahmoud Khader Abed Adra, alias "Hicham Harb", 59 ans, qui vit aujourd'hui à Ramallah en Cisjordanie, et Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias "Souhail Othman", 56 ans, qui vit en Norvège.

6 morts et 22 blessés

Le 9 août 1982, des hommes cagoulés avaient fait irruption dans le restaurant Goldenberg, rue des Rosiers, avant d'ouvrir le feu et de jeter une grenade au milieu du restaurant, complet à l’heure du déjeuner. Bilan : 6 morts et 22 blessés, soit l'attentat antisémite le plus grave commis en France depuis 1945. L'attaque n'a jamais été revendiquée.