Attentat de la rue des Rosiers à Paris : 40 ans après, où en est l'enquête ?

Le 9 août 1982, un commando ouvrait le feu dans un restaurant emblématique du quartifier juif de Paris, causant 6 morts et 22 blessés. 40 ans après, aucun procès n'a eu lieu mais l'enquête reste ouverte. 

Article rédigé par
Camille Laurent - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Les pompiers évacuent une victime de l'attentat de la rue des Rosiers à Paris, le 9 août 1982 (MICHEL CLEMENT / AFP)

Il y a 40 ans jour pour jour, l'attentat de la rue des Rosiers endeuillait le quartier juif historique de Paris. Le 9 août 1982, un commando cible le restaurant emblématique "Jo Goldenberg". Cinquante personnes se trouvent à l'intérieur. Les tireurs visent ensuite des passants dans la rue des Rosiers.

Cet attentat antisémite, qui a fait 6 morts et 22 blessés, est attribué à une organisation terroriste palestinienne dissidente : le "Fatah-conseil révolutionnaire d'Abou Nidal". Si, pour l'heure, aucun procès n'a encore eu lieu, les investigations se poursuivent en France et en Europe. Quatre suspects sont identifiés et des mandats internationaux ont été lancés contre eux en 2015.

Un seul suspect extradé

Seul l'un d'entre eux a été extradé. Il s'agit d'Abou Zayed, un homme de 63 ans, d'origine palestinienne et résidant en Norvège. Il est soupçonné d'être l'un des tireurs. Depuis fin 2020, il est mis en examen en France pour assassinat et tentative d'assassinat. Il a été placé en détention provisoire.

Deux des autres suspects sont en Jordanie. Le dernier se trouve dans les territoires palestiniens, en Cisjordanie. Pour l'instant, aucun des deux États n'a répondu aux demandes d'extradition. 

Statu quo "désespérant"

Ce statu quo est "désespérant", selon les avocats des parties civiles. Ils demandent à la France de tout faire pour récupérer ces suspects. Dans le cas contraire, il faudra se contenter d'un jugement par défaut, en présence du seul Abou Zayed. Un procès qui serait "frustrant" pour les avocats des parties civiles. Les victimes réclament justice et un procès le plus tôt possible, peut-être en 2024.

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