13-Novembre : "On peut espérer que Salah Abdeslam s'exprime" au procès

Publié
Durée de la vidéo : 8 min.
reinhart
FRANCEINFO
Article rédigé par
S. Khaldoun - franceinfo
France Télévisions

Jean Reinhart, avocat de l'association 13onze15 Fraternité-Vérité et de 114 parties civiles au procès des attentats du 13-Novembre, est l'invité du 23h dimanche 5 septembre.

Me Jean Reinhart a perdu son neveu le 13 novembre 2015. Il va accompagner 114 parties civiles au procès des attentats du 13-Novembre, qui va durer neuf mois à partir du mercredi 8 septembre, six ans après. "Six ans, c'est très long, mais pendant ce temps-là, il y a eu un temps d'instruction extrêmement fouillé. Nous avons pu retrouver Salah Abdeslam et les principaux autres accusés qui seront dans le box", commente l'avocat sur franceinfo dimanche 5 septembre.

"Je crains qu'on s'endorme pendant le procès alors qu'on a besoin d'une absolue vérité. Il y aura trois temps : le temps d'installation, le temps du témoignage des parties civiles et le temps de l'instruction avec les accusés, les témoins et les experts pour comprendre tous ensemble ce qu'il s'est passé avant et après le 13 novembre", explique-t-il.

"Peur des problèmes de sécurité"

"Il n'est pas du tout impossible que Salah Abdeslam se mette à parler. Auparavant, il aura entendu les parties civiles. On peut espérer qu'il s'exprime", positive l'avocat de l'association 13onze15 Fraternité-Vérité.

Me Reinhart affirme avoir "reçu toutes les parties civiles durant deux à trois heures pour préparer leurs témoignages. Il y en aura 142 et ils seront variés : photo, dialogue, lettre, livre. Ce sera leur façon de dire leur horreur du terrorisme, leur douleur absolue et leur traumatisme".

"Trois avocats généraux au lieu d'un, qui travaillent sur le dossier depuis le début, poseront les questions aux accusés, ce qui va permettre à ce procès d'être dynamique", se félicite Jean Reinhart, qui a "peur des problèmes de sécurité et de ne pas avoir les réponses à toutes les questions".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.