VIDEO. Etat d'urgence : Valls réunit des ministres, des députés et des sénateurs à Matignon

Pour Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, "il est trop tôt aujourd'hui pour savoir si [l'état d'urgence] devra être prolongé ou pas".

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Manuel Valls a justifié, mardi 1er décembre, l'état d'urgence décrété en France après les attentats du 13 novembre, face aux critiques qui montent sur une utilisation abusive de ce statut d'exception, notamment autour de la COP21. Ministres, députés et sénateurs ont répondu à son appel à l'hôtel de Matignon, mardi, pour faire le point après ces mesures.

Peut-on envisager une prolongation de l'état d'urgence au-delà du 26 février, terme fixé par la loi adoptée après les attentats ? "Il ne faut pas écarter cette possibilité bien évidemment, en fonction de la menace", a répondu le Premier ministre mardi matin sur Europe 1.

Une réunion pour "être tenus informés des résultats" de la loi

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, républicain et citoyen à l'Assemblée nationale, a affirmé que la réunion n'avait pas pour ordre du jour la prolongation de l'état d'urgence : "Il est trop tôt aujourd'hui pour savoir s'il devra être prolongé ou pas. Ce n'était pas l'objet de la réunion. L'objet de la réunion, c'était d'être tenus informés de la stratégie de la France, de ce qu'elle fait sur le terrain", notamment en Syrie et en Irak, et "être tenus au courant très précisément des résultats de ce que nous avons voté".

Prévue dans le cadre de l'état d'urgence, l'interdiction absolue de manifester sur la voie publique en Ile-de-France a pris fin comme prévu dans la nuit de lundi à mardi. La préfecture de police de Paris peut toutefois encore prendre des mesures ponctuelles, comme l'interdiction, annoncée mardi, de manifester autour du Bourget, site de la COP21, et sur les Champs-Elysées jusqu'au 13 décembre.

Capture d\'écran de la réunion de Matignon le 1er décembre 2015
Capture d'écran de la réunion de Matignon le 1er décembre 2015 (FRANCETV INFO)