Le Conseil d'Etat suspend la dissolution d'une association qui gérait une mosquée radicale en Seine-et-Marne

En janvier, trois associations cultuelles musulmanes de cette ville avaient été dissoutes. Des documents sur le jihad avaient été découverts dans les locaux de l'une d'elle, selon le ministère de l'Intérieur.

La mosquée de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 2 décembre 2015.
La mosquée de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 2 décembre 2015. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le Conseil d'Etat a suspendu, mercredi 30 mars, la dissolution d'une association qui gérait une mosquée radicale à Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne. En janvier, trois associations cultuelles musulmanes de la ville ont été dissoutes en Conseil des ministres "en raison de propos tenus par leurs dirigeants au cours des dernières années, appelant à la haine et au jihad", a précisé le ministre de l'Intérieur.

Mais la plus haute juridiction administrative, saisie en référé (autrement dit, en urgence) par l'association des musulmans de Lagny-sur-Marne, a estimé que le décret de dissolution avait été "pris à l'issue d'une procédure irrégulière propre à créer (...) un doute sérieux quant à sa légalité".

Des documents sur le jihad avaient été découverts

La mosquée de Lagny, elle, a été fermée en décembre. Présentée comme "salafiste", la mosquée avait été perquisitionnée pour "motif de radicalisation", a indiqué le ministère de l'Intérieur. Un revolver, des documents sur le jihad, un "disque dur dissimulé" ainsi qu'une madrassa (école coranique) non déclarée avaient été découverts chez "des dirigeants" de la mosquée.