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En état d'alerte maximale, Bruxelles vit au ralenti

Le niveau d'alerte terroriste est à son plus haut niveau dans la capitale belge. Les commerces et certains transports sont fermés, et les habitants boudent les rues, investies massivement par les forces de l'ordre.

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France Télévisions
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Un café déserté près de la Grand-Place de Bruxelles (Belgique), samedi 21 novembre 2015, alors que le niveau d'alerte terroriste a été relevé à son niveau maximal dans la capitale belge. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Métros et magasins fermés, forces de l'ordre massivement déployées... La ville de Bruxelles s'apprête à passer une deuxième journée en alerte maximale, dimanche 22 novembre, avec de nouvelles mesures de sécurité, indique la RTBF. Des contrôles d'identité seront menés systématiquement dans les TGV et les Thalys, et des contrôles sont également prévus sur les quais des trains nationaux, à Bruxelles.

Un véhicule militaire est stationné dans une rue vide, dans le centre-ville de Bruxelles (Belgique), samedi 21 novembre 2015. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le niveau d'alerte terroriste 4 est relevé dans la région de la capitale, l'aéroport et dans la commune de Vilvorde, d'où sont issus plusieurs jeunes radicalisés. Le relèvement du niveau d'alerte a été décidé en raison d'un "risque d'attentat tel que déroulé à Paris", avait indiqué, l'air grave, le Premier ministre Charles Michel, avec pour cibles potentielles "les rues commerçantes, les manifestations, les lieux animés et les transports".

Nouvelle réunion du Conseil national de sécurité, dimanche

Les centres commerciaux, les complexes cinémas, la plupart des musées sont donc restés porte close, samedi, donnant à Bruxelles des allures de ville morte. Les marchés, les compétitions sportives, un concert de Johnny Hallyday ont aussi été annulés. Dans la soirée, la plupat des cafés et des restaurants du centre-ville ont fermé leurs portes, sur recommandation du bourgmestre de Bruxelles.

Un commerçant de Bruxelles (Belgique) annonce la fermeture de son établissement jusqu'à lundi, en raison du niveau d'alerte terroriste, samedi 21 novembre 2015. (LUC CLAESSEN / BELGA MAG)

Le Premier ministre Charles Michel doit présider dimanche une réunion du Conseil national de sécurité. Parallèlement, la traque de Salah Abdeslam, qui a joué au minimum un rôle de logisticien dans les attentats de Paris, est toujours introuvable. Qualifié d'"ennemi public numéro un" par la presse belge, il est soupçonné d'avoir joué un rôle dans les attaques de Paris, ne serait-ce qu'en offrant une aide logistique. Son frère Brahim s'était fait exploser dans un restaurant vendredi 13 novembre.

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