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Attentats du 13-Novembre : le patron du restaurant Casa Nostra jugé pour avoir monnayé une vidéo de la fusillade

Le gérant de la pizzeria Casa Nostra comparaît mercredi, en correctionnelle à Paris,   pour avoir vendu à un quotidien anglais une vidéo de son commerce, ciblé lors des attentats du 13 novembre 2015.

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Radio France
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Hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre à Paris, ici devant la pizzeria Casa Nostra en décembre 2015. (WINFRIED ROTHERMEL / PICTURE ALLIANCE)

Le patron du restaurant Casa Nostra est jugé mercredi 26 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d'avoir vendu des images de vidéosurveillance à un tabloïd britannique Daily Mail, après les attentats du 13 novembre 2015. Deux autres prévenus sont poursuivis pour complicité.

La terreur filmée, puis vendue

La vidéo au cœur du procès est toujours en ligne sur le site du Daily Mail. Pendant quatre minutes, sous différents angles, les images montrent l'attaque du Casa Nostra à la kalachnikov. Les clients, terrorisés, se jettent à terre et s'en sortent miraculeusement. Quelques jours après l'attentat, Le Petit Journal sur Canal+ révèle que le gérant de la pizzeria a monnayé ces images 50 000 euros à un journal britannique. Le commerçant et ses deux complices présumés sont piégés par un journaliste indépendant qui assiste aux transactions, équipé d'une caméra cachée.

Le patron nie avoir monnayé lui-même la vidéo 

Depuis les révélations médiatiques, le patron dément avoir négocié lui-même la vente de cette vidéo. Son avocat, Jeffrey Schinazi estime que son client se retrouve dans une position "injuste"

On fait de lui une sorte de salaud public, obligé de se défendre contre le regard de tous ses contemporains.

Maître Schinazi, avocat du gérant du Casa Nostra

à franceinfo

En plus de la vente et de la divulgation du film, le prévenu est soupçonné d'avoir installé, sans autorisation, un système de vidéoprotection dans son restaurant. Cinq clients du Casa Nostra se sont constitués parties civiles et réclament des dommages et intérêts pour atteinte à leur vie privée. Le Daily Mail, qui n'est pas poursuivi, a reconnu l'acquisition de cette vidéo sur fond de forte compétition entre médias français et internationaux. 

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