Attentats du 13-Novembre : "Il est temps de faire son examen de conscience", selon Gérard Chemla, avocat de victimes et parties civiles

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 6 min.
Attentats du 13-Novembre : "Il est temps de faire son examen de conscience", selon Gérard Chemla, avocat de victimes et parties civiles
franceinfo
Article rédigé par
P. Loison - franceinfo
France Télévisions

Un rapport accablant de la police des polices belges fait état de failles importantes, notamment dans la surveillance des frères Abdeslam. Gérard Chemla, avocat de 132 victimes, parties civiles des attentats, était l'invité du 23h de franceinfo, lundi 13 septembre.

Une enquête accablante de la police des polices belges révèle des failles glaçantes, notamment dans la surveillance des frères Abdeslam, membres du commando des attentats du 13 novembre 2015. Ce rapport n'a jamais été transmis à la justice française. "Il ne peut pas arriver de choses pareilles sans qu'il n'y ait de failles. Il faut savoir que, par exemple, l'émir des attentats, c'est un Belge qui avait été condamné en Irak. Amnesty International et beaucoup de gens se sont battus pour qu'il soit libéré. Il a passé un an à Bruxelles, il a converti au jihad tous ses amis", détaille Gérard Chemla, avocat de 132 victimes, parties civiles des attentats.

"Comprendre pourquoi on nous cache le résultat de ces examens"

Dans le 23h de franceinfo, lundi 13 septembre, l'avocat a ensuite poursuivi son propos. "Le gros problème, ce n'est pas tellement les erreurs, elles sont importantes, mais c'est de comprendre pourquoi on nous cache le résultat de ces examens. Il est temps de faire son examen de conscience et d'expliquer au peuple européen là où on s'est trompé, martèle Gérard Chemla. Si on ne fait pas son examen de conscience maintenant, quand va-t-on le faire ? Je n'arrive pas à comprendre qu'on continue à nous cacher ce rapport. Depuis 2016, nous l'avons demandé au juge d'instruction."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers 13-Novembre

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.