VIDEO. Attentats du 13 novembre : des parents de victimes mettent en cause le renseignement français

Si les parents de Cécile Vannier, victime du terrorisme, prennent aujourd'hui la parole, c'est pour dénoncer ce qu'ils estiment être des failles dans le renseignement.

Catherine et Jean-Luc Vannier ont perdu leur fille Cécile dans l'attentat du Caire en 2009. D'après eux, certains noms des terroristes impliqués dans les attentats de novembre apparaissaient déjà à l'époque, dans le dossier égyptien. C'était il y a sept ans, presque jour pour jour : un attentat à l'explosif vise un groupe de touristes français au Caire. Une vingtaine de personnes sont blessées, une jeune femme décède. Cécile Vannier avait 17 ans, elle participait à une colonie de vacances avec d'autres jeunes de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un attentat contre le Bataclan projeté dès 2009

Ses parents ont l'impression que cette affaire a été oubliée par le juge d'instruction de l'époque. "Ca fait sept ans qu'on attend la vérité sur notre dossier", déplore la mère de Cécile au micro de France 2. Depuis 2009, l'enquête piétine et l'attentat n'a jamais été revendiqué. Plusieurs personnes sont suspectées, comme Farouk Ben Abbes, un islamiste belge qui projetterait alors un attentat contre le Bataclan. "Le soir de l'annonce des attentats du 13 novembre, on a été horrifiés, on s'est replongés dans notre dossier et on s'est demandé comment c'était possible que la justice n'ait pas fait son travail".

Farouk Ben Abbes n'est pas le seul dont le nom est associé à l'attentat du Caire et à ceux de Paris. On retrouve notamment les frères Clain, figures du jihadisme.

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