Attentats à Paris : la perméable frontière grecque

On a appris ce 20 novembre que deux des trois kamikazes du Stade de France avait été contrôlé en Grèce en octobre. Une équipe de France 2 s'est rendue sur place.

France 2

La petite île de Leros, à 30km des côtes turques. Un des kamikazes du Stade de France est passé par ce port. On connaît son visage, mais son nom reste jusqu'à maintenant inconnu. À l'image d'un groupe arrivé cette semaine sur l'île, les migrants sont amenés directement à un centre d'enregistrement. "Dites-leur de bien montrer leur passeport", clame un agent.

Des contrôles limités

Un des kamikazes du 13 novembre est passé par là en octobre dernier, muni d'un passeport syrien. Si la photo correspond, le nom est faux. Les hommes de Frontex sont censés vérifier les identités, mais là, n'y ont vu que du feu. Les agents européens posent bien des questions aux migrants mais l'interrogatoire est sommaire. "Le passeport, la nationalité et le nom", témoigne un migrant au micro de France 2. Le chef des gardes-frontières se défend : le terroriste "faisait partie d'un gros groupe de 119 migrants, et dans ce groupe on a trouvé deux faux passeports. (...) Les agents européens ne m'ont rien dit sur ce cas particulier. Qu'est-ce que je peux faire moi ? On accueille 400 à 500 migrants par jour, c'est difficile de s'attarder sur un cas particulier".

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Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos (Grèce) après avoir traversé la mer Egée depuis la Turquie, le 10 novembre 2015. (ARIS MESSINIS / AFP)