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Attentats à Paris : l'unité nationale a-t-elle des limites ?

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Attentats à Paris : l'unité nationale a-t-elle des limites ?
FRANCE 3
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France Télévisions

Plusieurs invités politiques ont réagi sur la question de l'unité de la nation lors de l'édition spéciale de France 3.

Ce dimanche 15 novembre au matin, François Hollande a reçu Nicolas Sarkozy pendant plus d'une heure à l'Élysée suite aux attentats de vendredi 13 novembre. Pour Benoît Hamon, l'ancien président de la République, qui a appelé François Hollande à agir, a respecté l'unité nationale. "L'unité nationale ce n'est pas le silence, c'est se rassembler et savoir que ce que visent nos ennemis c'est justement que nous nous divisions. Le fait de s'unir, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de propositions à faire", a expliqué le député PS.
Le président de la République va recevoir différents candidats politiques pour écouter leurs propositions.


"L'unité nationale nous la souhaitons et je pense qu'elle se fait, car la France est une grande nation", ajoute Florian Philippot, vice-président du Front national. "La grandeur de la politique c'est d'apporter des propositions pour mettre en sécurité nos compatriotes. (...) Les Français attendent des réponses, car ils voient qu'il y a des gens qui tombent", ajoute-t-il.

"L'unité nationale ne doit pas être le prétexte à l'inaction"

De son côté, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan intervient sur le plateau avant d'être reçu par François Hollande. "Je vais lui dire qu'on ne peut pas faire une guerre sans s'en donner les moyens. Et je vais lui remettre la note que je lui avais déjà remise à la suite des attentats de Charlie Hebdo. (...) L'unité nationale ne doit pas être le prétexte à l'inaction". Nicolas Dupont-Aignan dit avoir proposé au mois de janvier au chef de l'État d'instaurer le contrôle aux frontières et l'État d'urgence.


Pierre Laurent, numéro un du Parti communiste sera lui aussi reçu à l'Élysée ce dimanche. "Je lui dirai l'importance de maintenir l'unité de la nation", explique le secrétaire national du PCF. "Ensuite il faut avoir un débat démocratique sur les conséquences à tirer de cette situation dramatique. Il faut discuter des moyens de sécurité qui sont mis en place. Il faut évaluer les moyens dont disposent les services publics de sécurité. Il faut travailler au rassemblement des Français sans suspendre la démocratie. Et puis, il faut changer les objectifs de notre politique internationale", conclut Pierre Laurent.

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