DIRECT. Attentat de Nice : la prolongation de l'état d'urgence en débat à l'Assemblée nationale

Le pronostic vital de 19 blessés était encore engagé mardi matin, selon la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Manuel Valls à la tribune de l\'Assemblée nationale, à Paris, le 19 juillet 2016.
Manuel Valls à la tribune de l'Assemblée nationale, à Paris, le 19 juillet 2016. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

François Hollande s'est dit prêt à prolonger de six mois l'état d'urgence, après l'attentat à Nice (Alpes-Maritimes). "Ma responsabilité, c'est de prolonger au-delà du 26 juillet l'état d'urgence, a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Lisbonne (Portugal), mardi 19 juillet. Pour trois mois, même si je suis ouvert pour aller encore trois mois de plus, à la condition bien sûr que nous l'utilisions pour ce qu'il peut donner, ce n'est pas une simple proclamation." Le projet de loi de prolongation de l'état d'urgence sera examiné à partir de 16h30 en commission à l'Assemblée nationale.

La prolongation de l'état d'urgence débattu à l'Assemblée. Cinq jours après l'attentat de Nice, le gouvernement demande mardi soir aux députés de prolonger l'état d'urgence, avec une extension de six mois comme le réclame une partie de la droite. e record de durée, sans interruption, de l'état d'urgence (près de 8 mois pendant la guerre d'Algérie) est d'ores et déjà battu.

Les 84 personnes tuées ont été formellement identifiées, a annoncé le parquet de Paris. Les certificats de décès et les permis d'inhumer, qui permettent de restituer les corps aux familles, peuvent être délivrés après cette identification.

 Le pronostic vital de 19 personnes blessées toujours engagé. "Hier soir, il y avait encore 70 personnes blessées et hospitalisées, dont 19 pour lesquelles le pronostic vital reste engagé", a déclaré, mardi matin sur RTL, la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #NICE

23h50 : Place au député Roger-Gérard Schwartzenberg. Après lui, encore onze élus doivent prendre la parole, avec un temps de cinq minute chacun. Autant dire que la discussion risque de durer encore longtemps, avant le vote de la prolongation de l'état d'urgence.

23h39 : Jean-Christophe Lagarde, député UDI de Seine-Saint-Denis, ne votera pas la prolongation de l'état d'urgence. Il estime que les autorités ont eu le temps pour mener les perquisitions nécessaires, durant les mois passés. "Nos ennemis (...) n'ont qu'un seul objectif : semer dans notre pays la division à tel point qu'ils arriveraient à semer la guerre civile en France."

23h28 : "La promenade des Anglais, en ce soir de fête pour notre pays, s'est transformée en long chemin tragique. Ce long chemin tragique que nous prédisait, le 22 janvier 2015, Patrick Calvar, le patron de la DGSI, dans la commission d'enquête que je présidais sur les filières jihadistes (...). Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas réussi à protéger les Français."

Le député LR Eric Ciotti prend à son tour la parole, à la tribune de l'Assemblée nationale. Il réclame un "réarmement moral".

23h21 : "Drame de Nice : surenchères politiques, récupération en tout genre – Et toujours pas une minute de décence !", titre Le Canard enchaîné. L'hebdomadaire satirique dénonce notamment des "co-lésions nationales".


22h58 : Sans surprise, la motion de renvoi en commission a été rejetée par les députés. Elle avait été déposée par Christian Jacob, chef de file des députés Les Républicains. La discussion reprend avec André Chassaigne, du groupe Gauche démocrate et républicaine.

22h51 : Un homme de 35 ans, interpellé samedi, a été relâché ce soir. Cinq personnes restent toujours en garde à vue dans l'enquête sur l'attentat de Nice. Elles sont entendues dans les locaux des services antiterroristes à Levallois-Perret.

22h23 : "Comment accepter que ce soit ce jour sacré de la patrie [le 14-Juillet] où tout a basculé ? (...). Cette idéologie de la mort est contraire à tout ce que nous sommes, tout ce qu'est la France, et à notre triple héritage : gréco-romain, judéo-chrétien et des Lumières."

Le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, prend à son tour la parole face aux députés. Au total, 16 orateurs sont encore prévus dans la discussion générale.

22h10 : "A Nice, il y avait des cris de colère et je peux les comprendre. Pas les sifflets, pas les insultes racistes (...). Les terroristes nous ont déclarés la guerre (...), mais cette guerre je vous le promets, nous la gagnerons."

Ainsi s'achève le discours de Manuel Valls devant les députés. Le Premier ministre a été parfois chahuté par les élus de l'opposition, notamment quand il a dénoncé "des propos honteux qui insinuent que tout cela aurait pu être évité". Il a également fourni quelques chiffres sur l'état d'urgence.


22h12 : "L'unité nationale fait partie de cette stratégie, au même titre que le renforcement des dispositifs de lutte (...). [Le projet des terroristes], c'est de faire voler en éclat ce modèle de tolérance et de laïcité que nous avons réussi à construire. Le combat contre le terrorisme sera long (...). Il y aura d'autres attentats et d'autres innocents tués. Nous devons apprendre à vivre avec cette menace et à la combattre (...). Ne pas dire cela, ce serait ne pas assumer les responsabilités comme chef du gouvernement."

21h54 : "Il y a eu 800 frappes [contre l'Etat islamique] depuis novembre 2014 (...). Les frappes vont s'intensifier. Nous allons soutenir les Irakiens dans la perspective de la reconquête de Mossoul."

21h54 : "Je suis convaincu que dans les dix ou quinze ans qui viennent (...), l'effort de sécurité devra être prolongé et même renforcé. Je n'ai aucun mal à le dire (...) : jamais un gouvernement n'a autant fait pour lutter contre le terrorisme – il est vrai que nous n'avions jamais connu une menace d'une telle ampleur."

21h54 : "L'état d'urgence, c'est de la réactivité, de l'efficacité dans le cadre de notre état de droit, ce n'est pas l'abandon de l'état de droit (...). L'état d'urgence est une réponse puissante contre le terrorisme. Depuis le 13 novembre 2015, il a démontré son utilité opérationnelle."

Manuel Valls précise que 77 personnes sont toujours assignées à résidence.

21h54 : "Le drame de Nice rappelle que l'ensemble du territoire est visé. Faire ce constat, ce n'est pas faire preuve de fatalisme, mais c'est être lucide et se donner les moyens de l'emporter. L'état d'urgence n'est pas la seule des réponses mais celle-ci est adaptée à la situation que nous vivons."

21h57 : "2147 ressortissants français ou étrangers résidant en France sont connus pour leur implication dans les filières irako-syriennes. A ce jour, (...) 680 adultes y sont toujours présents, dont un tiers sont des femmes."



Manuel Valls ouvre la séance à l'Assemblée nationale. Les députés sont appelés à voter le projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence.

20h37 : Il a menti. L'avocat Corentin Delobel n'a jamais défendu Mohamed Lahouaiej Bouhlel, contrairement à ce qu'il a indiqué à plusieurs médias, dont francetv info. L'avocat a téléphoné au bâtonnier pour invoquer une "erreur de client", rapporte Le Parisien. Des poursuites disciplinaires pourraient être engagées contre lui.

19h19 : Contactés par France Bleu, des transporteurs assurent que Mohamed Lahouaiej Bouhlel n'était pas dans un camion frigorifique, contrairement à ce qu'avait indiqué le procureur de Paris, mais dans un camion de transport. Et de toute façon, les poids lourds de plus de 7,5 tonnes n'ont pas le droit de circuler les jours fériés dans le secteur de la promenade des Anglais.

18h16 : Les utilisateurs de notre application iOS l'ont sans doute remarqué. Lors de notre dernière alerte, un problème technique a redirigé notre contenu d'hommage aux victimes de Nice vers les victimes de l'attentat d'Orlando. Ce problème est en cours de résolution. Toutes nos excuses. En attendant, le voici.



FRANCETV INFO

17h18 : En marge d'un déplacement au Portugal, François Hollande s'est déclaré prêt à prolonger l'état d'urgence de six mois, comme le demande l'opposition de droite. Voici son intervention.



(FRANCE TELEVISIONS)

16h28 : François Hollande se dit prêt à prolonger jusqu'à six mois l'état d'urgence.

16h12 : Le projet de loi sur la prolongation de l'état d'urgence a été présenté en Conseil des ministres, avant d'être voté à l'Assemblée nationale et au Sénat dans la semaine. Soutenez-vous la décision du gouvernement de prolonger l'état d'urgence ? C'est notre question du jour, pour y répondre cliquez ici.

15h37 : Le père d'une victime veut porter plainte contre l'Etat et la ville : Kamel Sahraoui dénonce le manque de policiers et de secouristes sur la promenade des Anglais, le soir du 14-Juillet. Les précisions de francetv info.

15h14 : Les sénateurs ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat de Nice.

15h06 : La circulation est autorisée à reprendre sur la promenade des Anglais mais les plaies sont toujours ouvertes après l'attentat qui a causé la mort de 84 personnes le 14 juillet. Difficile de reprendre une vie normale, comme le montre le reportage de notre envoyée spéciale Juliette Duclos.

(VALERY HACHE / AFP)

14h50 : Les 84 victimes mortes dans l'attentat du 14 juillet ont été formellement identifiées, annonce le parquet de Paris.

14h09 : Avant de rouvrir la promenade des Anglais à la circulation, toutes les fleurs, peluches et autres messages déposés en hommage aux victimes de l'attentat de Nice ont été déplacés vers des lieux de mémoire. Une chaîne humaine en hommage aux victimes, comme le montre ce reportage de France 2.


14h09 : Après l'attentat de Nice, le projet de loi sur la prolongation de trois mois de l'état d'urgence va être débattu au Parlement à partir de ce soir. Qu'y a-t-il de nouveau dans cette troisième prolongation de l'état d'urgence ? Francetv info liste les changements apportés dans cette nouvelle version.

13h04 : "Tout a été fait à 100%, tout est engagé à 100% pour lutter contre le terrorisme, même s'il n'y a pas de risque zéro, même si des actes terroristes se reproduiront sans aucun doute."


12h33 : Une coquille certainement liée à l'émotion : La Provence a titré, ce matin, "Debouts" pour évoquer les dizaines de milliers de personnes présentes, hier sur la promenade des Anglais, à Nice. De nombreux internautes ont relevé la faute et le journal s'excuse sur Twitter.

12h31 : Le président du groupe Les Républicains appelle les députés LR au calme et à la "dignité", à l'occasion du débat sur l'état d'urgence à l'Assemblée nationale.

11h27 : L'état d'urgence durera-t-il encore plus longtemps que prévu ? Possible. Invité d'Europe 1 ce matin, le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a jugé "pas incongru" que le prolongement de l'état d'urgence "englobe" la date anniversaire des attentats du 13 novembre. Voici son intervention.





(EUROPE 1)

10h03 : Manuel Valls demande à Christian Estrosi de "se reprendre". Dans un entretien accordé à Nice-matin, le Premier ministre juge "inacceptables" les accusations du président de la région Paca, qui a affirmé que le dispositif policier n'était pas assez important à Nice, le soir de l'attentat. "Je lui demande d'assumer ses responsabilités, de se maîtriser et de ne pas ouvrir les vannes qui ne feront qu'alimenter un peu plus l'extrême droite", a insisté Manuel Valls.

08h50 : "Il ne me paraîtrait pas incongru que l'état d'urgence englobe le 13 novembre prochain", a affirmé sur Europe 1, le garde des Sceaux, alors que l'Assemblée nationale est appelée à voter, aujourd'hui, la prolongation de l'état d'urgence. "Je crains que cette date anniversaire soit 'célébrée' par des individus qui voudraient porter des coups", a ajouté Jean-Jacques Urvoas.

07h56 : La promenade des Anglais, où s'est produit l'attentat du 14 juillet, a été entièrement rouverte à la circulation ce matin.

07h40 : Au sujet de l'auteur de l'attentat de Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les autorités évoquent une "radicalisation express", mais les experts mettent en doute cette version. Je vous explique pourquoi cette thèse pose problème.