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Attentat de Nice : un procès pour raconter les horreurs d'une nuit impossible à oublier

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Attentat de Nice : un procès pour raconter les horreurs d'une nuit impossible à oublier
Attentat de Nice : un procès pour raconter les horreurs d'une nuit impossible à oublier Attentat de Nice : un procès pour raconter les horreurs d'une nuit impossible à oublier (FRANCE 2)
Article rédigé par France 2 - F.Mavic, G.Beaufils, B.Géron, G.Liaboeuf
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Le procès de l'attentat de Nice s'ouvrira lundi 5 septembre à Paris. Il permettra aux victimes, qui se sont constitué partie civile de s'exprimer et de raconter l'horreur qu'elles ont vécue ce soir-là et qui continue de les hanter. 

"C'est toujours des images qui tournent en boucle". Se plonger dans son travail, celui de chef d'entreprise. Une façon de s'accrocher à la vie pour Stéphane Erbs, lui qui a failli perdre la vie, le 14 juillet 2016. Le feu d'artifice vient de se terminer sur la promenade des Anglais, un camion surgit sur le trottoir et entame une course folle. 86 personnes tuées, plus de 400 blessés. "L'image que je prends toujours pour décrire la scène, c'est lorsque vous vous trouvez sur le quai d'une gare et que le train ne s'arrête pas mais passe, cet effet de puissance, de violence. J'ai juste eu le temps d'attraper mon fils, de le tirer et puis j'ai été percuté."

La promenade des Anglais devenue lieu de mémoire

Sa femme Rachel n'a pas survécu. "En étant un homme seul qui élève ses enfants, c'est pas facile", dit-il rattrapé par l'émotion. "Ils ont une part de force qu'on essaye de leur donner, on essaye de les préserver et je trouve qu'ils s'en sortent plutôt pas mal", ajoute-t-il. Stéphane Erbs revient encore sur la promenade des Anglais par besoin viscéral et devoir de mémoire. "Dans notre cœur, c'est un lieu de recueillement", avoue-t-il.

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