Attentat de Nice : l'un des fondateurs d'une association de victimes poursuivi pour escroquerie

L'ex-secrétaire général de "Promenade des Anges", association de victimes de l'attentat du 14-Juillet à Nice, aurait détourné 7 300 euros et perçu 2 000 euros en présentant des notes de frais douteuses. 

L\'ex-secrétaire général de l\'association \"Promenade des Anges\", Vincent Delhomel, le 30 août 2016.
L'ex-secrétaire général de l'association "Promenade des Anges", Vincent Delhomel, le 30 août 2016. (MAXPPP)

Vincent Delhomel, l'un des fondateurs de "Promenade des Anges", association de victimes de l'attentat du 14-Juillet à Nice, est soupçonné d'abus de confiance et d'escroquerie au détriment de cette association. Il doit comparaître le 19 juillet devant le tribunal correctionnel de Nice.

Entre novembre 2016 et janvier 2017, Vincent Delhommel aurait détourné 7 300 euros, la recette d'une opération de solidarité "Courir pour nos anges", organisée par l'association, selon les informations de France Bleu Azur. Il aurait également perçu 2 000 euros en présentant des notes de frais douteuses.

Il se serait servi de ces fonds pour rembourser un prêt personnel

Une source proche du dossier a indiqué à France Bleu Azur que Vincent Delhommel aurait gonflé les factures de certains déplacements à Paris effectués dans le cadre des missions de l'association.

C'est en janvier que la nouvelle présidente de l'association, Emilie Petitjean, découvre ces éléments troublants. Elle demande alors la démission de Vincent Delhommel qui accepte sans contester. L'ex-secrétaire général est ensuite placé en garde à vue, et lors d'une audition, il aurait raconté qu'il se serait servi de ces fonds pour rembourser un prêt personnel.

Son avocat lui accorde le bénéfice du doute

Pour son avocat, Maître Oloumi, il n'est pas question de reconnaitre les faits de détournement. Il lui accorde le bénéfice du doute : cet argent aurait pu servir de fonds de roulement pour financer l'association ou pour inviter des victimes au restaurant.

De son côté, le parquet estime que les faits sont suffisamment ambigus pour envoyer l'affaire en correctionnelle.