Ultra-gauche : sept personnes soupçonnées d'avoir projeté une "action violente" mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle

Parmi les individus interpellés figure un militant anarchiste autonome revenu de Syrie, qui avait combattu pendant près de 10 mois contre l’Etat islamique aux côtés des Kurdes du Rojava, une enclave kurde en Syrie.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un homme de la police nationale, à Aurillac (Auvergne-Rhône-Alpes), le 18 octobre 2020. (JEREMIE FULLERINGER / MAXPPP)

Sept membres de l'ultra-gauche, six hommes et une femme âgés de 30 et 36 ans, soupçonnés d'avoir voulu préparer une action violente, ont été mis en examen vendredi 11 décembre pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, a appris franceinfo de source judiciaire. Dans la nuit de vendredi à samedi, cinq d'entre eux ont été placés en détention provisoire, les deux autres sont sous contrôle judiciaire. Le parquet national antiterroriste avait requis le placement en détention pour six d'entre eux.

Au départ, neuf personnes avaient été interpellées lundi dernier à Rennes, Toulouse, à Cubjac en Dordogne, à Vitry-sur-Seine en région parisienne. Deux personnes ont été relâchées ce vendredi et ne sont pas poursuivies. Elles étaient sous surveillance depuis avril dernier et l’ouverture d’une information judiciaire.

Un militant anarchiste revenu de Syrie

Parmi les personnes interpellées, il y a un militant anarchiste autonome revenu de Syrie, il avait combattu pendant près de 10 mois contre l’Etat islamique aux côtés des Kurdes du Rojava, une enclave kurde en Syrie. Depuis son retour en janvier 2018, la DGSI surveillait cet homme. Récemment, des signaux ont fait penser aux enquêteurs qu’il était en train de constituer un groupe en vue d’une action violente. Pour l’instant, aucune cible exacte de leur présumé projet d’action violente n’a été déterminée.

Dans le camion de cet homme, les forces de l'ordre ont trouvé de quoi fabriquer un engin explosif : du produit explosif TATP, des billes d’acier, mais aussi un fusil à canon scié, un revolver, un couteau et des munitions. Lors des perquisitions menées par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), du matériel de CRS a également été retrouvé au domicile de l'un des suspects : des jambières, un casque, un bouclier de maintien de l'ordre.

L'enquête ouverte au printemps dernier par le parquet national antiterroriste se poursuit.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Antiterrorisme

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.