Groupuscule d'ultra-droite : dix suspects toujours en garde à vue

Les dix suspects membres de l'ultra-droite sont toujours en garde à vue ce lundi 25 juin au soir. Il s'agit de 9 hommes et une femme. Leur groupe, baptisé AFO, revendiquait un ennemi, des musulmans.

France 2

Entouré des hommes du RAID à Ajaccio, l'un des dix militants de l'ultra-droite, suspecté de préparer un attentat contre les musulmans en France. Selon les enquêteurs, l'homme était membre d'une cellule terroriste présumée. En même temps que lui, 9 autres personnes ont été interpellées samedi soir. Elles ont entre 32 et 69 ans. Parmi elles, un ancien haut fonctionnaire, une femme, et un policier à la retraite. Ce serait lui, la tête pensante du réseau, arrêté chez lui près de Poitiers (Vienne). Outre la Corse, les interpellations ont eu lieu en région parisienne, dans la Vienne et en Charente-Maritime.

Une enquête ouverte pour "association de malfaiteurs terroristes"

Une cellule terroriste armée, qui avait commencé à fabriquer les explosifs et cherchait à se procurer d'autres armes. Son objectif ? Une action violente, encore mal définie, contre les musulmans en France. Les suspects gravitaient tous autour d'un groupuscule d'ultra-droite baptisé AFO, Action des Forces Opérationnelles. Son site internet mélange des références guerrières, d'auto-défense, et des articles liés à l'islam radical en France. Son site renvoie également à des liens vidéos pour apprendre à manier les armes. Une radicalisation que redoutait déjà Patrick Calvar, l'ancien directeur de la DGSI en juin 2016 : "Vous aurez une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman, pas les islamistes, mais bien le monde musulman". Une enquête a été ouverte pour "association de malfaiteurs terroristes". Les gardes à vue pourront durer quatre jours au total.

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Une personne interpellée lors d\'un exercice du RAID à Nancy, le 31 mai 2018.
Une personne interpellée lors d'un exercice du RAID à Nancy, le 31 mai 2018. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)