Hérault : cinq femmes interpellées dans une enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste"

Selon les informations de France Télévisions, l'une des femmes interpellées à Béziers est soupçonnée d'avoir préparé un attentat visant une cible à Montpellier.

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France Télévisions
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Ces femmes ont été arrêtées dans le quartier de la Devèze, à Béziers (Hérault). (MAXPPP)

Cinq femmes soupçonnées de vouloir commettre un attentat ont été interpellées dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 avril, à Béziers (Hérault), a appris France Télévisions. Une jeune femme de 18 ans était particulièrement visée par l'opération. Ses trois sœurs et sa mère ont également été arrêtées. Au moins une mineure figure parmi les personnes interpellées. Selon nos informations, elles préparaient une attaque dans la ville voisine de Montpellier.

Les gardes à vue des quatre femmes majeures ont de nouveau été prolongées pour 48 heures, a appris franceinfo de source judiciaire, lundi soir. La garde à vue de la sœur mineure a en revanche été levée.

Contrairement à ce qui avait été avancé dans un premier temps, aucune arme n'a été saisie sur les lieux, affirme une source judiciaire à franceinfo. Néanmoins, des produits, en cours d'analyse, pouvant entrer dans la composition d'explosifs ont été découverts, dans la chambre de la jeune femme.

Selon France 3 Occitanie, l'interpellation s'est déroulée rue Franco, dans le quartier de La Devèze, et les forces de l'ordre étaient toujours sur place, dimanche midi. Le parquet national antiterroriste mène l'enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Les téléphones et ordinateurs de ces cinq personnes vont être exploités. La principale suspecte va être entendue dès ce dimanche. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

En déplacement dans un centre de vaccination à Marcq-en-Barœul (Nord), le ministre de l'Intérieur a fait valoir que "la menace terroriste" en France était "extrêmement forte". "Je ne sais pas encore si c'est un attentat déjoué, a aussi dit Gérald Darmanin. Mais des menaces graves étaient concordantes et c'est à bon droit que la DGSI, sous mon autorité et celle de la justice, est intervenue".

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