Savoie : les gendarmes croient intervenir pour l’enlèvement d’un jeune homme... mais c'était un canular pour son enterrement de vie de garçon

Un témoin a alerté la gendarmerie après avoir cru voir un homme se faire enlever. Les faux kidnappeurs avaient un pistolet factice. 

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Radio France
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La ville Chambéry en Savoie.  (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

"Le canular était bien ficelé !", écrit mardi 15 juin la gendarmerie de la Savoie sur Twitter. Le 28 mai dernier, elle est intervenue pour un enlèvement sur une aire d'autoroute, avant de s'apercevoir que les personnes interpellées participaient finalement à un enterrement de vie de garçon. Le futur marié et ses amis ont été relâchés.

Un temoin croit voir un enlèvement 

Tout est parti d'un coup de téléphone, passé par un témoin d'un enlèvement qu'il a pris au sérieux, sur une aire de repos de l'autoroute A43, près d'Aiguebelette (Savoie). En plein après-midi, il a alerté le centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie qui a immédiatement engagé des moyens conséquents.

Une quinzaine de gendarmes ont ainsi rapidement identifié deux voitures. La victime se trouvait ligotée et bâillonnée dans la première, avec trois autres individus qui l'accompagnaient. Trois personnes supplémentaires, dont une qui semblait alors armée, se trouvaient dans le second véhicule. Au bout de quelques minutes, les deux voitures sont sorties de l'autoroute pour entrer dans le centre-ville de Chambéry.

"Une belle frayeur" pour le groupe d'amis

C'est sous les fenêtres du tribunal que la filature s'est terminée. Les véhicules y ont été interceptés par des effectifs du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG), aidé par la brigade anti-criminalité (BAC) de la police nationale. Les forces de sécurité ont alors pu interpeller et menotter l'ensemble des agresseurs avant de rapidement se rendre compte qu'il s'agissait d'un enterrement de vie de garçon et que l'arme était factice.

Le futur marié et ses amis ont finalement pu repartir libres "après une belle frayeur", précise la gendarmerie de la Savoie sur Twitter. Si l'affaire continue de faire rire la brigade, plus de deux semaines après les faits, "ce sont des blagues qui peuvent mal finir", précise tout de même à franceinfo une source au sein de la gendarmerie. "Ça peut être grave, ils ont pris des risques à jouer à ce genre de choses."

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