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La Réunion : elle porte plainte après la mort de sa fille, happée par un requin

La mère d'une jeune femme tuée par un requin dénonce le silence de la commune, plus d'un an après l'attaque.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Un cycliste passe devant une plage de L'Etang-Salé, le 15 février 2015, au lendemain de la mort d'une jeune femme, happée par un requin. (RICHARD BOUHET / AFP)

La mère d'une jeune femme tuée par un requin à L'Etang-Salé, sur l'île de La Réunion, a porté plainte notamment contre le maire de la commune, pour mise en danger de la vie d'autrui et homicide involontaire. Talon Bishop, 22 ans, avait été happée par un requin le 14 février 2015, alors qu'elle se baignait à moins de cinq mètres du bord, avec de l'eau jusqu'à la taille. Elle n'avait pas survécu à ses blessures.

La plainte de Danielle Austin, sa mère, vise les infractions de "mise en danger de la vie d'autrui et d'homicide involontaire", a indiqué son avocate, Florence Rault, jeudi 6 octobre. Elle désigne le maire de la commune et la commune en sa qualité de personne morale, et "tous autres que l'enquête pourrait révéler". Dans un communiqué, la mère de Talon Bishop regrette "l'absence d'écoute, de réponses et de mesures" : "Depuis un an et demi, je m'efforce d'obtenir de la part des autorités des éclaircissements quant aux circonstances exactes de ce tragique accident", écrit-elle.

La baignade était autorisée, selon l'avocate

Après une recrudescence d'attaques de requins, la préfecture de La Réunion avait pris un arrêté en juillet 2013, interdisant "la pratique de la baignade, du surf et du bodyboard (...) dans la bande des 300 mètres du littoral de La Réunion, hors du lagon, des zones surveillées et des espaces aménagés". Cette interdiction est renouvelée régulièrement. Pourtant, "de l'examen des arrêtés préfectoraux (...) il ressort sans discussion que la baignade n'était pas interdite du 16 septembre 2014 au 14 février 2015", affirme Me Florence Rault dans la plainte.

Le jour du drame, il n'y avait "aucune interdiction de baignade" et "aucune signalisation n'indiquait l'extrême dangerosité du lieu, pourtant théâtre de plusieurs noyades et attaques de requin, parfaitement connues des autorités", commente la mère de la victime. Le 26 octobre 2014, déjà, un jeune homme avait été attaqué par un squale à une quinzaine de mètres de cette plage, mais il avait survécu.

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