Prostituées, drogues et non-respect du couvre-feu : les gérants d'un karaoké d'Aubervilliers mis en examen

Trois personnes ont été mis en examen après la saisie de drogues et la présence de prostituées signalées dans le karaoké clandestin qu'ils gèrent à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), rapporte France Bleu Paris.

Article rédigé par
avec France Bleu Paris - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) (GOOGLE MAPS)

Deux hommes et une femme ont été mis en examen le 8 juillet pour "détention, offre ou cession, transport, acquisition de stupéfiants", "participation à une association de malfaiteurs" et "proxénétisme aggravé et/ou tenue ou financement d'un établissement de prostitution", après la saisie de drogues et avoir constaté la présence de prostituées dans leur karaoké clandestin d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, a appris France Bleu Paris du parquet de Bobigny. D'après les informations de France Bleu Paris, la femme, en situation irrégulière, a été placée en détention provisoire. En revanche, les deux hommes sont ressortis libres, mais placés sous contrôle judiciaire.

Les policiers sont intervenus le 5 juillet vers 2 heures du matin dans le karaoké où ils ont découvert une quarantaine de clients et "au moins six ou sept femmes soupçonnées d'être des prostituées", précise une source proche de l’enquête à France Bleu Paris. Les policiers ont saisi sur place différentes drogues : 480 grammes de kétamine, quatre grammes de cocaïne et une centaine de pilules d'ecstasy. Une somme de 10 000 euros en liquide a également été saisie.

Le karaoké reste ouvert pendant le couvre-feu

Un homme et une femme, les deux co-gérants, ont été interpellés sur place, ainsi que l'agent de sécurité, la serveuse et une prostituée. Un autre homme, présenté comme le "gérant de paille" du karaoké, est également arrêté. Ils ont tous été placés en garde à vue. "Tout le monde a reconnu les faits, mais en les minimisant", indique une source proche du dossier à France Bleu Paris.

Le karaoké clandestin était placé sous surveillance depuis plusieurs semaines. Pendant leur surveillance, les enquêteurs ont noté également que le karaoké était resté ouvert le soir pendant les périodes de couvre-feu, instauré par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. L'établissement reste fermé depuis cette opération de police. Une fermeture administrative permanente est envisagée.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Faits-divers

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.