BAC de Stains : quatre policiers condamnés à des peines allant de six à trente mois de prison avec sursis

Ils étaient notamment poursuivis pour des vols et des faux procès-verbaux entre 2014 et 2015.

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Le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny, le 25 septembre 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Quatre policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Stains (Seine-Saint-Denis) ont été condamnés à des peines allant de 6 à 30 mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, jeudi 3 février. Ils étaient poursuivis pour avoir notamment volé des dealers, réalisé des faux PV et des perquisitions hors du cadre légal, effacé des preuves et utilisé frauduleusement des fichiers de police entre 2014 et mars 2015.

Les peines prononcées ont été moins lourdes que les réquisitions. Sur les six fonctionnaires poursuivis, quatre hommes et deux femmes, un a été relaxé et le dernier sera rejugé en juin.

Le principal prévenu et meneur du groupe, qui se fait appeler "Stifler", a été condamné à 30 mois de prison avec sursis. Le surnom du brigadier, révoqué de la police en 2018, était déjà apparu dans plusieurs signalements à l'IGPN avant le début de l'affaire, lorsqu'un jeune homme avait subi une perquisition illégale en 2014. Lors du procès, le procureur Loïc Pageot avait requis à son encontre trois ans de prison, dont 18 mois ferme et une interdiction d'exercer dans la police. 

Trois des six fonctionnaires révoqués

Selon l'avocate de "Stifler", Marie-Hélène Fabiani, son client n'était "pas un ripoux (...) Huit ans après les faits, on se rend compte qu'ils avaient fait leur métier juste avec un peu trop de zèle", a-t-elle déclaré. Selon l'avocate, "il y a eu des erreurs et ils ont été condamnés pour cela. Ils voulaient sortir de belles affaires avec une pression de leur hiérarchie. Mon client peut enfin tourner la page."

Cette affaire avait secoué la préfecture de police de Paris, compétente dans ce département. Sur les six fonctionnaires poursuivis, trois ont été révoqués.

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