Mort de Cédric Chouviat : un des policiers mis en cause était déjà visé par une enquête pour violences

Ces faits de violences remontent à janvier 2018. Une enquête avait été ouverte à l'époque et est toujours en cours.

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Radio France
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L'angle de l'avenue de Suffren et du quai Branly, à Paris, où Cédric Chouviat a été interpellé par des policiers, le 3 janvier 2020. (GOOGLE STREET VIEW)

Un des policiers impliqués dans l'interpellation de Cédric Chouviat était déjà visé par une enquête pour violences, a appris jeudi 10 septembre franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

Les faits concernant cette première enquête remontent à janvier 2018 lors d’une intervention dans un hôtel parisien. Trois patrouilles sont appelées pour un conflit entre un client et une prostituée. Le client s'oppose aux policiers. Il est menotté. Il affirme avoir reçu des coups de pieds à terre de la part des policiers et une décharge à bout touchant de taser.

Enquête ouverte en avril 2018 et toujours en cours

Ces violences présumées font l'objet d'une enquête préliminaire ouverte en avril 2018 après un signalement sur la plateforme de la police des polices. L'enquête est toujours en cours. Elle a été confiée, non pas à la police des polices, mais au service de déontologie de la préfecture de police de Paris.

Parmi les policiers visés figure donc un homme impliqué dans l'affaire Cédric Chouviat. Selon les informations de franceinfo, il est soupçonné d'avoir participé aux violences mais pas d'avoir utilisé le taser dans cet hôtel. Dans cette affaire de l'hôtel, une policière qui est aussi citée dans l'affaire Chouviat a été entendue comme témoin.

Des éléments absents du dossier judiciaire

Joints par franceinfo les avocats de la famille Chouviat s'étonnent ouvertement que ces éléments importants à leurs yeux soient révélés par la presse mais absents du dossier judiciaire.

Dans l'affaire Cédric Chouviat, livreur à scooter de 42 ans mort à la suite d'un contrôle routier qui a dégénéré à Paris en janvier 2020, le policier a été mis en examen pour "homicide involontaire" comme deux autres fonctionnaires, tandis que la policière a été placée sous le statut intermédiaire de témoin assistée.

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