L’avocat de la famille de Gaye Camara, tué lors d’une intervention policière, souhaite que l’hypothèse de l’homicide volontaire soit privilégiée

Gaye Camara avait été tué au volant de sa voiture le 16 janvier 2018 au cours d’une opération de police. Un juge d'instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu, mais la famille conteste cette décision. Me Yassine Bouzrou affirme qu'il se fonde sur une expertise "indépendante" transmise à la cour d'appel de Paris.

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Une manifestation à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) pour demander "vérité et justice" pour Gaye Camara, le 28 janvier 2018. (GUÉNAÈLE CALANT / MAXPPP)

L’avocat de la famille de Gaye Camara, un jeune homme de 26 ans tué en janvier 2018 à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) lors d’une intervention policière, estime que l’hypothèse d’un homicide volontaire doit être privilégiée, se fondant sur une expertise "indépendante", indique Me Yassine Bouzrou dans un communiqué transmis à franceinfo mardi 19 janvier.

En août 2019, un juge d'instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu, considérant que le policier mis en cause était en état de légitime défense. La famille, qui conteste cette version, a fait appel de cette décision. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui a examiné en décembre ce recours, rendra son délibéré jeudi 21 janvier. Maître Bouzrou indique qu’il a communiqué cette expertise "indépendante" à la cour d’appel de Paris.

"L’hypothèse d’un homicide volontaire doit être désormais privilégiée", selon l'avocat

Selon Me Bouzrou, les conclusions de l’expertise sont "limpides" : "La version des faits retenue par le juge d’instruction pour ordonner un non-lieu ne peut qu’être écartée." L’agence indépendante qui a fait cette expertise a modélisé "en 3D la position des protagonistes et la trajectoire des tirs", précise l’avocat. "Cette expertise révèle d’une part le caractère injustifié du refus des experts, désignés par les juges, de se prononcer sur la trajectoire de tirs. Elle démontre d’autre part que les différents actes demandés par la famille, tous rejetés, étaient pourtant indispensables à la manifestation de la vérité", poursuit Me Bouzrou. Ce dernier estime que "la thèse de la légitime défense" est "écartée" et que "l’hypothèse d’un homicide volontaire doit être désormais privilégiée".

Gaye Camara avait été tué au volant de sa voiture le 16 janvier 2018 au cours d’une opération de police. Jointe par franceinfo, l'avocate des policiers ne souhaite pas faire de commentaire avant la décision qui sera rendue jeudi 21 janvier.

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