Interpellation controversée à Fleury-les-Aubrais : l'IGPN a conclu à l'absence de faute caractérisée

La police des polices n'a pas relevé de faute grave, caractérisée ou intentionnelle susceptible d'une infraction pénale. La procureure de la République d'Orléans est libre de suivre ou non le rapport de l'IGPN.

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Radio France
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Une vidéo sur les réseaux sociaux montre l'interpellation d'un homme en gare de Fleury-les-Aubrais (Loiret), mardi 16 septembre 2020. (CAPTURE D'ECRAN TWITTER)

L'IGPN a conclu à l'absence de faute caractérisée dans l'interpellation controversée d'un homme qui refusait de porter un masque en gare de Fleury-les-Aubrais (Loiret) le 16 septembre dernier, rapporte mardi 1er décembre France Bleu Orléans. Les vidéos, filmées par les passagers d'un train arrêté à quai, montraient deux policiers en train d'immobiliser un homme à terre, les mains dans le dos. L'un des deux agents appuyait avec le pied sur le visage de l'homme.

"Un geste peu orthodoxe"

De source policière, l'adjoint de sécurité, qui a fait l'objet d'une enquête de la part de l'IGPN, ne doit pas être poursuivi judiciairement à ce stade. Selon cette même source, la police des polices n'a pas relevé de faute grave, caractérisée ou intentionnelle susceptible d'une infraction pénale. Elle conclut seulement à "un geste peu orthodoxe" mais qui peut s'expliquer par les circonstances de l'interpellation. L'homme interpellé était alcoolisé et avait menacé les deux agents avec un couteau. Toujours selon l'IGPN, le jeune policier n'a pas donné volontairement de coups de pied, mais a appuyé sur la tête du prévenu à deux reprises.

Le procureur est libre de suivre ou non l'avis de l'IGPN

L'agent de sécurité, âgé d'une vingtaine d'années, ne fait l’objet d’aucun antécédent. Il a repris ses fonctions au sein du commissariat d'Orléans depuis un mois. Si l'IGPN a conclu le volet judiciaire de son enquête, elle ne s'est pas encore prononcée sur une éventuelle sanction administrative.

À l'origine de la saisie, la procureure de la République d'Orléans est libre de suivre ou non le rapport de l'IGPN. Elle peut classer sans suite ou demander un complément d'enquête. Elle peut aussi poursuivre si elle estime que les faits sont susceptibles de constituer le délit de violences volontaires commises par personne dépositaire de l'autorité publique. Sollicitée par France Bleu Orléans, la procureure de la République à Orléans n'était pas joignable lundi.

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