Grèce : le Premier ministre s'excuse auprès des victimes de violences policières

Kyriakos Mitsotakis a demandé "pardon" vendredi, moins d'une semaine après qu'un jeune homme a été battu à coups de matraque par un policier. Un événement qui fait suite à plusieurs mois de manifestations contre "les dérives policières".

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France Télévisions
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Une manifestation contre la répression policière à Athènes (Grèce), le 11 mars 2021. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Les images de l'interpellation sont devenues virales. Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a demandé "pardon", vendredi 12 mars, aux victimes de violences policières. Des propos qui interviennent quelques jours après qu'un jeune homme a été battu à coups de matraque par un agent de police lors d'un contrôle des mesures du confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Lors d'un débat houleux au Parlement, le chef du gouvernement conservateur a qualifié d'"inadmissible" le comportement de l'agent qui avait battu avec une matraque un jeune homme de 29 ans le 7 mars sur la place de Nea Smyrni, une banlieue proche d'Athènes. L'homme avait protesté contre un contrôle policier visant à faire respecter le confinement en vigueur depuis cinq mois.

Des images qui provoquent l'indignation

Les images, devenues virales, de cet homme à terre, entouré de policiers et criant "J'ai mal", ont provoqué l'indignation de la population. Plusieurs manifestations contre "la répression policière" ont été organisées ces derniers mois. Le Premier ministre a promis de prendre des mesures pour la "modernisation" de la police et contre les phénomènes d'impunité policière, endémiques en Grèce.

Dix policiers ont été blessés, mardi 9 mars, dont un grièvement, en marge d'une manifestation de 5 000 personnes à Nea Smyrni contre "les dérives policières". Les médias grecs, citant des sources policières, ont affirmé que les incidents avaient été provoqués par un groupe de 200 hooligans de clubs de football.

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