Suicide de la présidente des "policiers en colère" : une enquête ouverte par le parquet de Versailles sur les causes de sa mort

Maggy Biskupski était membre de la BAC de nuit des Yvelines et la présidente de l'association Mobilisation des policiers en colère. Elle a mis fin à ses jours lundi soir à son domicile, à Carrières-sous-Poissy (Yvelines).

Maggy Biskupski, présidente de l\'association \"Mobilisation des policiers en colère\", le 13 décembre 2016 lors d\'une manifestation à Paris après l\'attaque de Viry-Châtillon deux mois plus tôt.
Maggy Biskupski, présidente de l'association "Mobilisation des policiers en colère", le 13 décembre 2016 lors d'une manifestation à Paris après l'attaque de Viry-Châtillon deux mois plus tôt. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le parquet de Versailles a ouvert, mardi 13 novembre, une enquête pour déterminer les circonstances de la mort de Maggy Biskupski, la présidente de l'association "Mobilisation des policiers en colère" qui s'est suicidée lundi soir à son domicile avec son arme de service, a appris France 2 de source proche du dossier. Une seconde enquête a été ouverte par le même parquet contre X pour "abus de confiance". Dans plusieurs courriers envoyés à ses collègues policiers, cette membre de la BAC de nuit des Yvelines évoquait des problèmes au sein de son association. 

Maggy Biskupski était la présidente de l'association "Mobilisation des policiers en colère". Pour ses prises de positions après l'attaque de Viry-Châtillon, Maggy Biskupski était visée par une procédure de l'IGPN pour être sortie de son devoir de réserve.

"C'est le choc"

"Dans la journée qui a précédé sa mort, elle a envoyé des SMS à ses parents et au vice-président de l'association, dans lesquels elle évoquait notamment des conflits internes aux policiers en colère, et confiait ses problèmes avec le mouvement", indique pour sa part BFMTV.

"C'est le choc, on ne pensait pas qu'on pourrait en arriver là", réagit sur franceinfo mardi Maël, un policier proche de Maggy Biskupski. Il dénonce l'inaction du ministère de l'Intérieur qui en deux ans n'a jamais reçu l'association créée par la policière et estime que "certains vont devoir rendre des comptes". "Cela faisait plusieurs mois qu'il y avait régulièrement des convocations à l'IGPN pour manquement au droit de réserve", explique-t-il. "Ça lui pesait, elle nous disait régulièrement que ça lui pesait", insiste-t-il.