Vol de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres : 10 personnes, dont quatre policiers, renvoyées en correctionnelle

Le juge d'instruction a demandé, lundi 5 décembre, le renvoi devant le tribunal correctionnel de dix personnes, dont quatre policiers dans l'enquête sur le vol de cocaïne au 36, quai des Orfèvres. En 2014, 52 kilos de drogue placés sous scellés avaient disparu.

Maixent Accrombessi a été placé en garde à vue au Quai des Orfèvres, dans le cadre d\'une enquête sur l\'attribution à une entreprise française d\'un marché public au Gabon, le 3 août 2015.
Maixent Accrombessi a été placé en garde à vue au Quai des Orfèvres, dans le cadre d'une enquête sur l'attribution à une entreprise française d'un marché public au Gabon, le 3 août 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le juge d'instruction a décidé, lundi 5 décembre, de renvoyer dix personnes, dont quatre policiers, devant un tribunal correctionnel, dans l'enquête sur le vol de cocaïne au 36, quai des Orfèvres, selon une information dont franceinfo a eu confirmation mardi. Le 16 novembre, le parquet avait requis le renvoi en correctionnelle de onze personnes, dont cinq policiers.

Deux personnes sont en détention dans ce dossier, dont le principal suspect, l'ancien policier Jonathan G., 34 ans, qui travaillait à la brigade des stupéfiants et qui est soupçonné d'avoir volé la drogue. Il avait toujours été bien noté par sa hiérarchie. Pourtant, en mars 2015, son cas s'était aggravé quand des collègues ont affirmé que le principal suspect avait déjà tenté de revendre de la drogue, il avait tenté de se suicider dans sa cellule un mois après ces révélations.

Un troisième suspect recherché

L'autre suspect incarcéré est Farid K., soupçonné de l'avoir aidé à transporter et écouler une partie de la cocaïne. Un troisième homme, actuellement en fuite, est visé par un mandat d'arrêt dans ce dossier. Il est également soupçonné d'avoir contribué à écouler la marchandise. Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc de stars" fait également partie des dix personnes renvoyées en correctionnelle dans ce dossier. Il est poursuivi pour recel d'argent provenant du détournement des scellés : Christophe Rocancourt aurait aidé, Jonathan G. depuis la prison de Fleury-Mérogis, où tous les deux étaient incarcérés.

En juillet 2014, 52 kilos de cocaïne d'une valeur approchant les deux millions d'euros avaient été dérobés de la salle des scellés du siège de la police judiciaire parisienne. La marchandise n'a jamais été retrouvée.