Chasseurs : doivent-ils épauler les gendarmes ?

La gendarmerie de l'Oise est actuellement en train de recruter 250 chasseurs chargés de les épauler dans les forêts du département. Leurs missions : signaler les ordures, ou encore la pêche ou la chasse illégale.

FRANCE 2

Ils sont les yeux et les oreilles de la gendarmerie. Depuis fin décembre, Emmanuel Thibault fait partie des 110 "chasseurs vigilants" de l'Oise. Son rôle : profiter de ses sorties pour signaler des situations inhabituelles. Les "chasseurs vigilants" doivent rapporter le braconnage, mais aussi les voitures abandonnées ou les dépôts d'ordures sauvages. Des signalements qui seront traités en priorité par les gendarmes. Des particuliers armés chargés de surveiller les campagnes, l'idée inquiète certains habitants.

Épauler les gendarmes

Pour remplir cette mission bénévole, Emmanuel Thibault a dû prouver que son casier judiciaire était vierge, et suivre une journée de formation. Et les règles du dispositif sont claires, comme les énonce le Colonel François Bremand, commandant de la gendarmerie départementale de l'Oise : "Que la personne soit armée ou pas, elle ne va pas utiliser son arme pour intervenir. D'ailleurs, on ne lui demande pas d'intervenir, on lui demande d'observer et d'alerter", dit-il. Les chasseurs, eux, se défendent de vouloir jouer les justiciers. Ils souhaitent simplement épauler les gendarmes, en manque d'effectifs.

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Des chasseurs dans un bois de La Chapelle-Glain (Loire-Atlantique), le 14 février 2015. (Photo d\'illustration)
Des chasseurs dans un bois de La Chapelle-Glain (Loire-Atlantique), le 14 février 2015. (Photo d'illustration) (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)