Tuerie à la préfecture de police : l'assaillant avait-il des complices ?

Après la tuerie de la préfecture de police de Paris, jeudi 3 octobre, qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, l'enquête se poursuit. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'affaire samedi. Les explications du journaliste François Beaudonnet, en duplex depuis la Direction régionale de police judiciaire (DRPJ).

France 2

La garde à vue de la femme de Mickaël Harpon, auteur de la tuerie à la préfecture de police de Paris, se poursuit, dimanche 6 octobre. Que sait-on d'elle et de son éventuel rôle dans cette attaque ? "On sait qu'elle a 38 ans, qu'elle est d'origine marocaine et qu'elle est atteinte du même handicap que son mari. On sait également qu'elle n'est pas fichée S, et que juste avant la tuerie, ils ont échangé ensemble plus d'une trentaine de SMS à caractère exclusivement religieux, dont le dernier se terminait par l'expression 'Allah Akbar'", rapporte le journaliste François Beaudonnet, en duplex depuis la Direction régionale de police judiciaire (DRPJ).

A-t-il été commandité ou a-t-il agi en loup solitaire ?

"Alors, était-elle au courant de ce que son mari allait commettre ? A-t-elle tenté de l'en dissuader, ou au contraire l'a-t-elle encouragé ? C'est tout l'objet de sa garde à vue, qui se poursuit et va durer au moins jusqu'à lundi après-midi", ajoute-t-il. Les enquêteurs cherchent à déterminer son entourage. "Samedi, le procureur national antiterroriste a confirmé que Mickaël Harpon était en contact avec plusieurs individus liés à la mouvance salafiste. C'est une piste essentielle. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il a agi de son propre chef, ou s'il appartenait à un réseau et aurait été commandité pour commettre la tuerie de la préfecture de police", conclut-il.

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Des militaires devant la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019.
Des militaires devant la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. (JAIR CABRERA TORRES / DPA / AFP)