Policiers : deux agents désarmés après des soupçons de radicalisation

Après l'attaque à la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre, deux policiers soupçonnés de radicalisation ont été désarmés. Une vingtaine d'agents sont suivis.

France 3

L'inquiétude gagne les rangs de la police après l'attaque de la préfecture jeudi 3 octobre. Soupçonnés d'être radicalisés, deux agents ont été désarmés. Le premier est un capitaine de 39 ans de la police judiciaire à Paris. Une enquête interne avait dans un premier temps conclu que l'homme, certes très religieux, ne présentait pas de danger. Jeudi 10 octobre, il a dû finalement rendre son arme. Le second est un gardien de la paix de 34 ans au commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Il est connu pour son prosélytisme et son refus de saluer ses collègues féminines.

Une vingtaine d'agents signalés

"On a quand même l'impression qu'il y a une certaine légèreté depuis quelques années sur ce sujet-là. Il a eu aussi une véritable inhibition de nos collègues qui craignent d'être taxés de racisme, d'islamophobie", estime Benjamin Iseli, secrétaire national du syndicat Synergie-officiers. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, envisage de pouvoir révoquer un fonctionnaire au seul motif de sa radicalisation. Sur l'ensemble du territoire, une vingtaine de policiers ont été signalés pour leur appartenance à la mouvance islamiste.

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Deux policiers armés (illustration).
Deux policiers armés (illustration). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)