Île-de-France : deux policiers soupçonnés de radicalisation désarmés après la tuerie à la préfecture

Ces policiers sont en poste à Paris et Villeneuve-la-Garenne.

Policier (illustration).
Policier (illustration). (PIERRE-ANTOINE LEFORT / FRANCE BLEU CREUSE / RADIO FRANCE)

Deux policiers soupçonnés de radicalisation ont été désarmés cette semaine en Île-de-France à la suite de signalements, a appris vendredi 11 octobre franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Ces policiers sont en poste à Paris et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Ces mesures ont été prises à titre conservatoire, a ajouté cette source. Les deux fonctionnaires vont maintenant faire l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Révoqué puis réintégré

Le policier en poste à Villeneuve-la-Garenne avait été révoqué en 2018, notamment en raison de soupçons de radicalisation. Il avait contesté cette sanction et avait obtenu gain de cause devant le tribunal administratif, qui avait annulé cette révocation. Il avait pu réintégrer la police en 2019.

Le deuxième policier désarmé est capitaine dans un service de police judiciaire parisienne. Sa demande de suspension sera examinée à son retour d'arrêt maladie.

Dans une note en date du 7 octobre à laquelle franceinfo a eu accès, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé à ses collaborateurs de "signaler immédiatement et directement" à leur hiérarchie "toute détection de signes d'une possible radicalisation d’un agent". Cette note a été rédigée après l'attaque de la préfecture de Paris, au cours de laquelle un agent de maintenance informatique de la préfecture, Mickaël Harpon, a tué quatre de ses collègues jeudi 3 octobre.