Piqûres à la seringue : au moins neuf interpellations pendant la Fête de la musique, huit gardes à vue levées

Plusieurs personnes ont signalé avoir été piquées mardi soir, notamment dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

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France Télévisions
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Un concert de musique techno pour la Fête de la musique à Paris, le 21 juin 2022. (CLAIRE SERIE / HANS LUCAS / AFP)

Le phénomène des piqûres en soirée, toujours inexpliqué, se poursuit. Et les investigations aussi. Un homme a été interpellé, dans la soirée du mardi 21 juin, à Versailles, dans les Yvelines, selon les informations communiquées mercredi par le parquet. Il est soupçonné d'être l'auteur de quatre piqûres à la seringue pendant les festivités organisées pour la Fête de la musique, a appris mercredi franceinfo de source policière.

Jeudi, le parquet de Versailles a annoncé que la garde à vue de cet homme de 37 ans, suspecté d'avoir piqué deux adolescentes de 15 et 16 ans, a été levée, sans que des charges soient retenues contre lui. Il avait été interpellé grâce à une vidéo filmée par un témoin, d'après une source policière à France Télévisions. Aucune seringue n'avait été retrouvée lors de la palpation. 

Une information judicaire ouverte à Nancy

Huit autres interpellations ont eu lieu en plus de celle de Versailles : quatre à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), trois à Arras (Pas-de-Calais) et une à Nancy (Meurthe-et-Moselle). A Asnières-sur-Seine, les quatre personnes placées en garde à vue pour "violences aggravées et administration de substance nuisible" ont également été levées jeudi, selon le parquet de Nanterre. Ce dernier précise à l'AFP que ces gardes à vue "ont été levées en l'absence de charge suffisante". "Les investigations se poursuivent pour identifier le ou les auteurs", ajoute le parquet.

Dans l'Est, un homme soupçonné d'avoir piqué trois personnes lors de la fête de la musique a été placé en garde à vue mercredi vers 1 heure du matin à Nancy, a annoncé le parquet de la ville. Le suspect a été interpellé par la police, qui a trouvé deux seringues dans son sac à dos, a précisé le procureur de la République. Jeudi, le parquet de Nancy a annoncé avoir ouvert une information judiciaire pour "administration de substances nuisibles avec arme" et "violences avec arme par destination". Durant sa garde à vue, ce SDF né en 1987 et déjà connu de la justice, a nié les faits. Il a dit aux enquêteurs qu'il possédait ces seringues "afin de pouvoir consommer de la cocaïne", selon le parquet.

Les plaintes pour des piqûres dans des boîtes de nuit, bars et festivals s'additionnent à travers toute la France mais les preuves manquent encore pour déterminer la réalité de ces actes de malveillance. Au 16 juin, 800 plaintes avaient été déposées pour des piqûres et 1 098 victimes ont été recensées, mais aucune des analyses effectuées n'a mis au jour la présence de GHB, surnommé "la drogue du violeur", selon un bilan de la Direction de la police nationale (DGPN) effectué samedi 18 juin.

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