Paris : un chauffard fonce sur les boulevards, il est interné après une collision près d'un barrage de police

Les faits se sont déroulés dans le nord de la capitale, dimanche. "L'intéressé n'a pas toute sa tête", explique le parquet, et n'a pas pu être entendu. Il conduisait tous feux allumés et écoutait à plein volume des sourates du Coran.

Un chauffard a été interpellé après avoir percuté un autre véhicule, le 20 août 2017, à proximité de la porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement de Paris.
Un chauffard a été interpellé après avoir percuté un autre véhicule, le 20 août 2017, à proximité de la porte de Clignancourt, dans le 18e arrondissement de Paris. (GOOGLE MAPS)
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Le chauffard fonçait sur les boulevards des maréchaux, ses feux allumés et le son de son autoradio poussé à plein volume. Il a été interpellé, dimanche 20 août, après avoir percuté un véhicule, dans le 18e arrondissement de Paris, alors que la police avait dressé un barrage pour l'arrêter. Il a immédiatement été interné, explique le parquet de Paris à franceinfo, confirmant une information du Parisien.

L'individu n'a pas foncé délibérément vers la police

Selon le parquet, l'homme fonçait "tous feux allumés, avec ses clignotants", sur le boulevard. Il a fait un écart pour éviter un conducteur qui sortait d'un stationnement, et a percuté un autre véhicule à un feu rouge. Il n'y a eu aucun blessé. Pour le parquet, on ne peut pas parler d'un acte "délibéré" visant à foncer en direction de policiers.

L'homme a été interpellé après la collision. Le parquet précise qu'il écoutait "à un très fort volume" des sourates du Coran, en arabe, sur son autoradio, mais qu'elles "ne présentaient pas un caractère jihadiste"Le Parisien et Le Point affirment que l'individu aurait crié "Allahou akbar" ("Dieu est le plus grand") en sortant de son véhicule, un élément que le parquet n'est pas en mesure de confirmer.

"Il n'a pas toute sa tête"

"C'est un peu une non-affaire, estime le parquet. L'intéressé n'a pas toute sa tête." Interpellé, l'homme a tenu des propos incohérents. "La première chose qu'ont fait les policiers est d'appeler l'expert psychiatrique", qui a demandé son hospitalisation au sein de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. L'homme n'a pas pu être entendu.

Une enquête a été ouverte pour "violences volontaires avec arme par destination sur personne dépositaire de l'autorité publique, dégradations de biens privés et mise en danger de la vie d'autrui". Mais elle est suspendue à l'état du suspect : "Aujourd'hui, il ne relève que du corps médical", explique le parquet. Si l'homme était déclaré irresponsable, l'enquête serait classé sans suite. Dans le cas contraire, elle pourrait reprendre.