Cinq cercueils déposés devant la tour Eiffel à Paris, trois personnes en garde à vue

Une banderole avec l'inscription "Soldats français de l'Ukraine" ornait les cercueils qui ne contenaient que du plâtre.
Article rédigé par Aurélien Thirard
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
La Tour Eiffel à Paris. (STEPHANE MILHOMME / RADIO FRANCE)

Cinq cercueils ont été retrouvés samedi matin devant la tour Eiffel à Paris ainsi qu'une banderole avec l'inscription "Soldats français de l'Ukraine", a appris dimanche 2 juin franceinfo de source policière. Trois personnes, nées en Bulgarie, en Allemagne et en Ukraine, sont toujours en garde à vue dimanche du chef de "violence avec préméditation", ajoute cette même source. Il s'agit de deux hommes qui s'apprêtaient à prendre un bus en direction de Berlin et d'un chauffeur d'une camionnette qui affirme être arrivé la veille au soir de Bulgarie.

D'après les premiers éléments de l'enquête, après avoir visionné les images de vidéosurveillance aux abords de la tour Eiffel, les policiers ont vu une camionnette blanche arriver peu avant 9 heures samedi quai Jacques Chirac et stationner à l'angle du quai et de l'allée Jean Paulhan. Deux individus sont alors sortis de la camionnette avant de déposer les cercueils et la banderole sur le trottoir. D'après les exploitations faites plus tard par la police technique et scientifique, les cercueils contenaient des sacs de plâtre.

Ils tentaient de fuir vers Berlin

Le conducteur de la camionnette a été contrôlé dans la foulée et placé en garde à vue, il a indiqué aux policiers avoir été payé 40 euros pour déposer les individus et la cargaison, après être arrivé de Bulgarie la nuit précédente. Les deux hommes qui ont déposé les cercueils ont, dans un premier temps, réussi à s'enfuir avant d'être retrouvés au niveau de la gare routière de Bercy, où les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du 12e arrondissement de Paris avaient mis en place un dispositif de surveillance. Ces deux suspects voulaient prendre un bus vers Berlin en Allemagne. Ils ont dans la foulée été placés en garde à vue. La sûreté territoriale de Paris est saisie de l'enquête.

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